Inventorier une première réception: autour du livre Les Nouveaux Visages du nationalisme conservateur au Québec

Par Cornelias Qumbe, Candiac, et alii

1689-240xUn bruit, une rumeur se fait de plus en plus insistante dans le monde universitaire et para-universitaire des sciences sociales et de la pensée politique le long de la rivière des Outaouais, entre le centre-ville d’Ottawa et le centre sud de l’île de Montréal. Entre ces deux bulles de résonances métropolitaines, le bruit qui occupe la troisième n’a fort probablement pas atteint ceux et celles qui habitent le sol. (Étant donné qu’il s’agit de débats académiques, elle ne le fera probablement pas directement, bien qu’ultimement les pratiques d’habitation soient un enjeu essentiel de ces énoncés savants qui s’accordent et discordent.) Dans des salles, des corridors et des fauteuils des deux pôles, cependant, on sent une certaine excitation – et les citations circulent.

L’occasion de cette excitation est la publication d’un livre, Les Nouveaux Visages du nationalisme conservateur au Québec, co-écrit par Jean-Marc Piotte & Jean-Pierre Couture. Le livre est publié dans la collection « Débats », chez Québec Amérique, avec le concours de la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes (CRÉQC). Le titulaire de cette chaire, Alain-G. Gagnon, est également directeur de la collection « Débats ». Cette information peut sembler anodine, mais dans la bulle de discours dont il est ici question, les positionnements et réseautages des intellectuels québécois sont précisément ce qui fait problème. Piotte & Couture proposent en effet une cartographie de ce qu’ils nomment « le nationalisme conservateur au Québec ».

Est-il trop tôt pour parler de la première réception de l’ouvrage ? Il est tôt, sans doute, mais le caractère polémique de cette première réception pousse à inventorier les documents qui la constituent. L’objectif est de créer et de maintenir une archive chronologique exhaustive de ce qui se dit en rapport avec ce livre. Cette archive, cet inventaire pourra ainsi servir de référence aux interprétations à venir.

Pourquoi ce livre plutôt qu’un autre ? Simplement, parce qu’il est rare de pouvoir documenter « en direct » la formation d’un ou de plusieurs débats qui se situent explicitement aux frontières du monde académique et de l’espace public québécois.

Ceux et celles qui croiseront ou produiront des documents liés à cette réception sont invité(e)s à les intégrer à cet inventaire. Pour ce faire, contactez le blog de Trahir en reprenant le format documentaire utilisé ci-dessous, dans la section 2.

Cet inventaire est pensé dans une perspective polémologique, plutôt que polémique.

1. L’occasion : Les Nouveaux Visages du nationalisme conservateur au Québec

Les auteurs. Jean-Marc Piotte est professeur émérite en science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Jean-Pierre Couture est professeur adjoint à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa. Ils participent tous deux au Collectif de rédaction de la revue À bâbord!. À l’automne 2011, ils ont donné un séminaire à l’UQAM sur la problématique abordée dans leur livre.

L’ouvrage. On peut consulter une brève présentation du livre sur le site de Québec Amérique. Il est composé de 6 chapitres. La table des matières se lit comme suit :

Introduction : Qu’entendons-nous par nationalisme conservateur ?
Chapitre 1 : Joseph Yvon Thériault ou la tradition contre la modernité
Chapitre 2 : Jacques Beauchemin ou la sacralisation d’une nation
Chapitre 3 : Éric Bédard ou notre maître le passé
Chapitre 4 : Marc Chevrier ou la république élitiste
Chapitre 5 : Gilles Labelle ou la quête du souverain
Chapitre 6 : Stéphane Kelly ou le ressentiment d’une génération
Conclusion : Un réseau intellectuel hégémonique

La longueur des chapitres est variable : de 27 pages pour Labelle et 26 pour Beauchemin à 18 pour Thériault, 17 pour Bédard, 16 pour Chevrier et 15 pour Kelly. L’introduction fait 6 pages et la conclusion 17.

Les thèses. Ces six auteurs ont été choisis car, selon les co-auteurs, ils prennent part à un courant singulier dans  la pensée politique contemporaine au Québec. Les co-auteurs le nomment « nationalisme conservateur » et le lient au nationalisme d’avant la Révolution tranquille.

Piotte & Couture distinguent en effet deux tendances dans le camp souverainiste contemporain au Québec : un nationalisme qui serait le fait de « néoconservateurs » (p. 12) et un « nationalisme pluraliste » (p. 11). Cette dernière tendance aurait dominé les débats publics et académiques de 1995 à 2007, soit de la défaite référendaire du Oui aux débats sur les « accommodements raisonnables ». L’autre tendance, selon les co-auteurs, « identifie la nation québécoise à sa souche canadienne-française » (p. 11). Elle serait devenue prépondérante et exercerait « une influence grandissante sur le P[arti] Q[uébécois] » depuis 2007-2008.

Avancer ce diagnostic – l’importance grandissante d’un « nationalisme conservateur » – et le documenter semblent être les objectifs premiers du livre.

Selon Piotte & Couture, bien que les six auteurs étudiés « ne soutiennent pas toujours les mêmes positions »,

des dénominateurs communs [leurs] permettent de les regrouper sous le chapeau du nationalisme néoconservateur : le passéisme, la critique conservatrice de la modernité, l’épistémologie idéaliste, l’oubli ou le rejet de l’apport des sciences sociales et l’euphémisation de leur conservatisme (p. 12).

Dans cette perspective, Piotte & Couture commentent les travaux de chaque auteur. Ils s’intéressent aussi à « la dissémination du nationalisme conservateur à travers les revues d’idées, les regroupements militant et les chaires de recherche qui l’alimentent » (p. 16). Ils considèrent que « le réseau intellectuel néoconservateur désigne un groupe très structuré qui brouille souvent les pistes entre le statut universitaire de ses travaux et la visée politique et idéologique de ses luttes » (p. 16). C’est principalement dans la conclusion que cette analyse est menée.

À la question « qu’entendons-nous par réseau intellectuel », ils répondent :

D’abord, précisions que cela n’a rien à voir avec une théorie du complot. Au contraire, la sociabilité intellectuelle et littéraire est un phénomène moderne qui définit un aspect fort important du travail des écrivains, des philosophes et des savants. Elle constitue cette arène relativement autonome où les œuvres et les idées nouvelles prennent forme et sont jugées, discutées, sanctionnées par les autres participants au jeu. La vie intellectuelle québécoise est tout aussi riche de ses regroupements qui se nouent autour d’institutions d’enseignements, d’associations littéraires ou professionnelles, de revues, de journaux et de maisons d’édition qui occupent des positions distinctes et hiérarchisées. Ces coalitions se forment aussi en fonction des différents marchés (public ou savant) et des régions (métropolitaine ou périphérique), et selon les lignes idéologiques et partisanes (la gauche, la droite, le souverainisme, le fédéralisme) qui influencent nécessairement le contexte de production intellectuelle et la place qu’un auteur ou un groupe d’essayistes prennent dans cet espace (pp. 149-150).

Selon cette approche, qui rappelle celle de Pierre Bourdieu et certaines propositions de la « théorie de l’acteur-réseau », les six auteurs étudiés sont dits participer, quoique de manières différentes, à « l’auteur collectif néoconservateur » dont Piotte & Couture affirment l’existence. Par « auteur collectif », les co-auteurs entendent « une coalition idéologique qui exploite des ressources organisationnelles et symboliques communes et qui opère une division du travail intellectuel visant à couvrir une diversité de registres langagiers et d’espaces médiatiques et institutionnels » (p. 150). Le livre se concentre sur l’auteur collectif « nationaliste conservateur », mais d’autres « coalitions idéologiques » pourraient être identifiées.

Cet « auteur collectif néoconservateur » existe-t-il dans le Québec contemporain ? Piotte & Couture sont-ils convaincants ? Il revient à ceux et celles qui ont lu le corpus commenté dans le livre de répondre à ces questions.

Cet inventaire s’intéresse à ce livre parce qu’il suscite des réactions conflictuelles. Dans une perspective polémologique (au sens large du terme : l’étude des conflits de toutes sortes), c’est son caractère « polémogène » qui est intéressant, plutôt que les énoncés spécifiques ayant trait aux divers courants du nationalisme québécois, aux travaux commentés par Piotte & Couture, ou aux thèses avancées dans le livre.

2. La réception : inventaire en cours

Cet inventaire est organisé chronologiquement. Chaque document sélectionné est répertorié sous la date de sa publication (ou sous celle qui s’en rapproche le plus, si la date n’est pas assurée). Le document est répertorié avec son titre, son ou ses auteur(e)s, et son contexte de publication (journal, site internet, etc.).

La sélection d’un document est effectuée en fonction d’une mention explicite du livre de Piotte & Couture. Si ce n’est pas le cas, un astérisque (*) précède la « fiche » du document en question et une explication de son inclusion est donnée.

Un résumé succinct suit ces détails formels. Résumer ou rendre compte d’un document est un geste à fort potentiel polémique. C’est pour cette raison que le résumé sera très court et tentera d’être le plus neutre possible.

Tous les documents réfèrent en principe au livre de Piotte & Couture. Si un document réfère à d’autres documents répertoriés, une note indique la teneur de cette référence.

23 août 2012

Voir la cinquième mise à jour (18 novembre 2012), la note à l’entrée du 12 novembre 2012.

____________________

1er septembre 2012

Document : http://www.ledevoir.com/culture/livres/358116/le-retour-du-nationalisme-conservateur

Titre : Le retour du nationalisme conservateur

Auteur(e)(s) : Louis Cornellier

Publication : Le Devoir, section « Livres » ; le texte a été repris sur vigile.net : http://www.vigile.net/Le-retour-du-nationalisme

Résumé : Dans la première partie, l’auteur utilise le conditionnel pour parler de la thèse selon laquelle le « nationalisme conservateur » constitue un réseau influent au Québec. Il écrit que « les critiques qu’ils [Piotte & Couture] lui réservent ont le mérite d’alimenter le débat, mais elles manquent de nuances et sont parfois empreintes de mauvaise foi ». Dans la seconde partie, Cornellier indique que parmi les six auteurs étudiés, il faudrait soustraire « les sociologues Beauchemin et Thériault » de la catégorie de la « droite conservatrice ». Le reste du texte détaille les positions de ces deux sociologues en rapport avec la critique de Piotte & Couture. L’« horizon commun » proposé par ces sociologues est dit ne pas exclure, « comme le suggèrent Piotte et Couture, les minorités, mais les invite plutôt à participer pleinement à la singulière aventure nationale québécoise ». Cornellier conclut : « À la fois polémique et savant, cet essai tendancieux pour lecteurs avertis nourrit malgré tout un débat fondamental pour l’avenir du Québec ».

Note : Certains des énoncés de Cornellier sont repris explicitement, le 29 septembre 2012 [voir ci-dessous], dans la « réplique » publiée sur le site du Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM), que Piotte & Couture associe au « réseau » qu’ils cartographient.

____________________

10 septembre 2012

Voir la deuxième mise à jour (1er octobre 2012).

____________________

11 septembre 2012 Document : http://www.pressegauche.org/spip.php?article11600

Titre : À propos des « nouveaux visages du nationalisme conservateur au Québec »

Auteur(e)(s) : Bernard Rioux

Publication : Presse-toi à gauche!, section « Livres »

Résumé : L’auteur juge le livre « important ». Il souligne que « la partie théorique de l’ouvrage est peu développée » et il pose une série de questions par rapport aux « présupposés théoriques » des deux auteurs (par ex. : « Quelle est leur définition de la nation ? »). Il écrit que « l’intérêt du livre, nous semble moins reposer sur la description du conservatisme des différents auteurs analysés, que sur certaines réponses à des questions stratégiques que [le] livre suggère ». Il termine par « un souhait : que ce livre soit une ouverture à une recherche plus ambitieuse sur la réalité de la nation québécoise aujourd’hui comme cadre complexe de nos combats émancipateurs ».

____________________

12 septembre 2012

Voir la troisième mise à jour (2 octobre 2012).

____________________

25 septembre 2012

Document : http://www.pressegauche.org/spip.php?article11707

Titre : Le repli identitaire

Auteur(e)(s) : Jean-Pierre Couture & Jean-Marc Piotte

Publication : Presse-toi à gauche!, section « Politique »

Résumé : Une image de la couverture du livre accompagne cet article. Les auteurs réagissent à la publication de deux textes dans les pages « Idées » du Devoir du 22 septembre, l’un de Jean Dorion sur la « Charte de la laïcité », l’autre de Pierre Nepveu, « Au-delà du français menacé ». Après avoir résumé chaque texte, les auteurs affirment : « Ces deux postures de repli, l’une religieuse et l’autre linguistique, sont alimentées par le repli identitaire qui s’est installé au PQ depuis la crise des accommodements raisonnable de 2007-2008 ». Ils réitèrent une de leurs thèses : « Menés par le sociologue Jacques Beauchemin devenu sous-ministre du gouvernement Marois pour le dossier linguistique, les penseurs du repli identitaire ont désagrégé le néonationalisme social et politique des années 1960-1970 et disqualifié le modèle d’intégration pluraliste incarné politiquement par Gérald Godin et défendu intellectuellement par Gérard Bouchard, Micheline Labelle, Michel Seymour et d’autres ». Ils concluent par ces lignes : « Il nous semble évident que ce repli nationaliste conservateur ne peut qu’affaiblir le Québec, en effritant ses appuis à l’étranger et en s’aliénant les énergies de toutes les minorités qui pourraient participer à la construction d’une nation québécoise inclusive. »

____________________

26 septembre 2012

Document : http://www.radio-canada.ca/emissions/plus_on_est_de_fous_plus_on_lit/2012-2013/chronique.asp?idChronique=246802

Titre : Les nouveaux visages du nationalisme conservateur au Québec

Auteur(e)(s) : Christian Nadeau

Publication : Première chaîne de la radio de Radio-Canada, émission « Plus on est de fous plus on lit! »; résumé écrit et version audio disponibles sur le site internet

Résumé : Le résumé de la chronique insiste surtout sur Thériault et Beauchemin (aucune mention des quatre autres auteurs). Christian Nadeau apprécie l’aspect « cartographique » du livre, mais affirme qu’« il échoue à présenter un projet continu; il montre un assemblage de thèse de différents auteurs », mais pas de « projet politique cohérent ». Il distingue deux registres dans les interventions des auteurs étudiés : un registre académique et un registre « d’intervention public »; le second permet des interventions plus radicales. Il souligne l’importance de l’influence des intellectuels, qui est moins ponctuelle que celle des journalistes d’opinion. Il note aussi que les conservateurs en question ne se réclament pas du libertarisme. Par ailleurs, la lecture donne parfois l’impression que « ce sont des profs de gauche de l’UQAM qui parlent à des profs de droite de l’UQAM ». Il conclut en disant que le livre présente les auteurs étudiés comme étant déterminés par la conjoncture, plutôt que de véritablement montrer comment ils participent à reconfigurer cette conjoncture. « C’est un début », mais d’autres livres présentant une histoire des intellectuels dans le Québec contemporain seraient requis.

____________________

[date incertaine, mais antérieure au 27 septembre 2012]

10723247_10154706787010074_993185214_nDocument : (voir image ci-contre)

Titre : Solidaire du professeur Gilles Labelle

Auteur(e)(s) : François Charbonneau [sous toute réserve ; la photographie provient d'un profil Facebook]

Publication : [lieu non identifié ; selon ce qui a été dit au lancement outaouais du livre (voir ci-dessous, 27 septembre), sur une porte de bureau dans les couloirs de l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa]

Résumé : L’auteur exprime son « indignation ». Il affirme que les co-auteurs « inventent de toute pièce un ennemi imaginaire », « à la manière du sénateur Joseph MacCarthy dans les années 1950 », « histoire de se donner le beau rôle dans un combat du bien contre le mal qui n’existe que dans leur esprit ». Il insiste en particulier sur ce que les co-auteurs disent du professeur Labelle et affirme que ce dernier « ne correspond pas à l’image qu’en offrent ces deux polémistes ». Il fait appel à la solidarité du « milieu universitaire » face à « la hargne dont [Labelle] est injustement l’objet dans ce livre ». Il parle de « calomnie » et de « diffamation » et conclut par cette phrase : « Se taire devant l’avanie, c’est la cautionner. »

Note : Cette lettre a été lue par le professeur Dimitri Karmis lors de la conférence organisée pour le lancement de l’ouvrage, à Ottawa, le 27 septembre. Le professeur Karmis, qui était un des panelistes invités, n’a cependant pas commenté la lettre.

____________________

27 septembre 2012

Document : http://onoups.blogspot.ca/2012/09/blog-post.html

Titre : Inauguration des activités 2012-2013/Lancement de l’ouvrage Les Nouveaux visages du nationalisme conservateur au Québec

Auteur(e)(s) : Observatoire des nouvelles pratiques symboliques (ONOUPS)

Publication : L’événement a eu lieu à La Cour des arts, à Ottawa, de 17h à 20h

Résumé : Trois panelistes invités ont insisté sur l’importance du livre et sur la validité de son diagnostic. Stéphanie Demers, de la Faculté d’éducation de l’Université du Québec en Outaouais a insisté sur l’influence qu’ont eut les « nationalistes conservateurs » dans la révision du programme d’enseignement de l’histoire au secondaire, et sur l’évacuation d’une perspective de luttes de classes et de l’étude empirique des pratiques sociales. Darren O’Toole, de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, a insisté sur les distinctions entre les nationalistes conservateurs québécois et ceux du reste du Canada, tout en notant qu’ils ont souvent recours à des termes similaires (« bien commun », « intérêt général », etc.). Il souligne que les auteurs discutés par Piotte & Couture ont souvent des ambitions d’influence politique, mais qu’au Québec, les « conservateurs » ont un discours beaucoup plus culturel qu’économique, contrairement à ce qui est le cas dans les milieux anglophones. Dimitri Karmis, professeur à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa a parlé de l’atmosphère dans laquelle le livre est reçu et a souligné l’importance de cartographier des lignes de forces dans le milieu intellectuel québécois contemporain. Couture & Piotte ont présentés leur démarche d’ensemble et ont répondu aux questions du public. Parmi celles-ci, un homme a mentionné que le livre était « diffamatoire » au sujet de Gilles Labelle et qu’« on lui conseille de ne pas le lire ». D’autres personnes ont souligné l’importance de l’acte de nommer qu’opère le livre, ouvrant ainsi à d’autres études; d’autres encore ont questionné la méthodologie de l’ouvrage et les incertitudes qui persistent quand à la cohérence du réseau étudié.

Note 1 : La lettre de François Charbonneau a été lue au cours de la conférence et le compte-rendu de Louis Cornellier a été mentionné. La nomination de Beauchemin à un poste de sous-ministre a été commentée et le fait que l’émission bazzo.tv diffusait un débat sur « le nationalisme de droite a-t-il le droit d’exister?» a été noté.

Note 2 : Couture a mentionné l’intervention d’Alain-G. Gagnon (éditeur du livre) du 10 septembre 2012, dans laquelle ce dernier affirmait qu’il aurait hésiter à publier le livre s’il avait su que les auteurs critiqués ne publieraient pas nécessairement de réplique.

*addendum au 27 septembre 2012

Document : http://video.telequebec.tv/video/12218/le-nationalisme-de-droite

Titre : Le nationalisme de droite a-t-il le droit d’exister ?

Auteur(e)(s) : Marie-France Bazzo, Mathieu Bock-Côté & Jean-Martin Aussant

Publication : Segment de l’émission bazzo.tv, présenté à la télévision et sur le site internet de Télé-Québec

Résumé : Bien qu’aucune mention du livre ne soit faite dans cette émission, l’expression « nationalisme de droite » évoque « nationalisme conservateur ». De plus, Mathieu Bock-Côté, intervenant invité, est mentionné et considéré par Piotte & Couture comme un acteur médiatique important pour le réseau étudié, principalement en dehors des milieux académiques.

____________________

29 septembre 2012

Document : http://www.sciencessociales.uottawa.ca/circem/documents/CIRCEM_Replique_septembre_2012.pdf

Titre : CIRCEM – Réplique à l’ouvrage de Jean-Marc Piotte et Jean-Pierre Couture, Les nouveaux visages du nationalisme conservateur au Québec, Montréal, CRÉQC et Québec Amérique,collection «débats», 2012.

Auteur(e)(s) : [Signataires] E.-Martin Meunier, Stéphane Vibert, François Charbonneau, Michel Bock, Richard Dubé & Alvaro P. Pires [tous professeurs à l’Université d’Ottawa]

Publication : Sur la version française du site du Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM), section « Nouveautés et événements »

Résumé : Les auteurs commencent par reprendre deux énoncés du compte-rendu de Cornellier [1er septembre 2012]. Ils écrivent que « l’ouvrage de Piotte et Couture est non seulement « tendancieux », mais plusieurs de ses thèses « manquent de nuances et sont parfois empreintes de mauvaise foi » (Le Devoir, samedi le 1er septembre 2012) ». Ils insistent sur « l’étiquette infâmante » de conservateur et sur la puissance d’évocation de ce terme dans « l’imaginaire collectif ». Ils affirment que l’ouvrage est « un pamphlet polémique voire falsificateur par endroit, qui non seulement fait dire un peu tout et n’importe quoi aux auteurs incriminés dans le seul but de les discréditer, mais se porte même parfois au-delà de la limite de l’acceptable allant jusqu’à accuser certains – sans gêne ni preuve autre que des interprétations pauvres, tordues et faussées de leurs écrits – de flirter avec l’autoritarisme ». Le livre est qualifié de « brûlot » qui est « discrédit[é], au plan intellectuel et scientifique », par « la multitude d’erreurs, de contresens, de citations tronquées et de fautes épistémologiques » qu’il est dit contenir. Ils insistent en particulier sur le chapitre consacré à Gilles Labelle, « directeur [du CIRCEM] lors de l’écriture de l’ouvrage », et affirment que Piotte & Couture ne comprennent pas ses travaux. La dernière partie de la réplique concerne le CIRCEM, qui est présenté comme un lieu de débats libres et ouverts qui « ne saurait être en aucun cas, pour qui prend le soin de s’intéresser à ses activités, ramené à un club politique, à un organe d’opinion ou à une officine conservatrice de bas étage ». Piotte & Couture sont dit affirmer le contraire.

Note : Mention du compte-rendu de Cornellier.

____________________

1er octobre 2012

Publication du présent inventaire.

____________________

Première mise à jour (1er octobre 2012)

1er octobre 2012

Document: http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=4040

Titre : Une critique du réseau néoconservateur par le réseau néofédéraliste

Auteur(e)(s) : Pierre Dubuc

Publication : Sur le site internet de L’Aut’Journal

Résumé : L’auteur souligne que l’ouvrage serait « fort précieux » « si nos grands réseaux adoptaient l’usage américain » d’identifier, dans les médias, « les différents intervenants par leur affiliation politique et idéologique ». Il souligne que la démonstration de la parenté idéologique des auteurs étudiés « n’est pas toujours évidente, ni leur parti-pris politique commun – à notre connaissance Thériault est fédéraliste et Beauchemin souverainiste ». L’aspect le plus convaincant du livre est dit être l’analyse du réseau, qui « mériterait d’être poussée encore plus loin, au plan politique », pour rendre compte du fait que plusieurs intervenants ont « reporté aux calendes grecques la souveraineté ». Après avoir souligné l’importance de Quebecor pour la dissémination du conservatisme, l’auteur signale qu’il a « de profondes divergences » avec les co-auteurs, entre autres quant à « leur appui en filigrane au ‘nationalisme civique’ par opposition au ‘nationaliste ethnique’ ». Dans la dernière partie, il écrit que Piotte aurait rejeté le projet souverainiste pour insister sur « les revendications sociales ». Il y aurait « là un autre réseau qui mériterait une analyse détaillée » ; Piotte s’y verrait attribuée l’étiquette de « néofédéraliste ».

____________________

Deuxième mise à jour (1er octobre 2012)

10 septembre 2012

Document : http://www.radio-canada.ca/emissions/medium_large/2011-2012/chronique.asp?idChronique=243128

Titre : Le nationalisme québécois périmé?

Auteur(e)(s) : Catherine Perrin [animatrice], Aïda Kamar, Jacques Beauchemin, Alain-G. Gagon & Brendan Kelly

Publication : Sur les ondes de la première chaîne de la radio de Radio-Canada, dans l’émission « Médium large »; sur le site internet, le livre est référencé dans la section « Pour en savoir plus »

Résumé : L’ouvrage est discuté au début ; il est dit servir de « prétexte ». Alain-G. Gagnon [éditeur] dit que les auteurs ne se situent pas eux-mêmes par rapport au nationalisme ; « ils ne font qu’attribuer des notes », sans se définir comme nationalistes, bien qu’ils montrent plus de sympathie pour les « nationalistes progressistes » que pour les « nationalistes réactionnaires » (les « bons nationalistes » contre les « mauvais nationalistes »). Il avait aussi été « convenu », lors de la décision de publier, que certains auteurs critiqués publieraient une « réplique ». Sinon, Gagnon « aurait peut-être hésité avant de publier le livre, car c’est vraiment un livre à débat, où il y a une confrontation majeure ». Il s’attendait à ce que Thériault, Beauchemin et Bédard « puissent leur donner une réplique satisfaisant, pour un plein débat de la communauté politique québécoise ». Jacques Beauchemin dit que la réplique viendra « peut-être », mais qu’il est « un peu fatigué de ce débat-là », que des oppositions « peu fructueuses » sont faites entre « bons » et « mauvais » nationalistes. Beauchemin refuse l’étiquette « ethnicisante » et n’utiliserait pas celle de « conservateur ». Il dit qu’il importe de se référer à une « histoire longue » de la nation québécoise. Aïda Kamar [Vision Diversité] est d’accord. Brendan Kelly [The Gazette] affirme que les anglophones sont évacués de cette histoire. Beauchemin dit que le problème du nationalisme est sa trop grande ouverture ; « on est obsédé par la question autochtone, par exemple ». Il dit que certains voudraient faire des autochtones « les premiers québécois », mais que cette lecture est « excessive » : « eux-mêmes ne se considèrent pas comme ça », et ce serait « contre-intuitif sur le plan historique ». Cette trop grande ouverture aurait « un effet d’obscurcissement » : « la majorité franco-québécoise n’est plus capable de se reconnaître comme être collectif », comme si son histoire était « sans direction ». Gagnon dit qu’il importe que plus d’allophones se sentent concernés. Kamar et Kelly disent que les nouvelles générations ne posent pas le débat dans les mêmes termes. Gagnon dit que l’avenue principale d’inclusion dans le « projet nationaliste » est « la citoyenneté », « avoir des chances égales dans la société ». Kamar insiste pour que le projet soit plus clair. Beauchemin dit qu’il faut rassembler « tous les québécois » autour du « pôle » qu’est « la majorité franco-québécoise », « sans complexe ». Cette « majorité elle-même n’est plus capable de se nommer ». Kelly dit que le « notre passé » de Beauchemin n’est pas celui des anglophones.

____________________

Troisième mise à jour (2 octobre 2012)

12 septembre 2012

Document : http://jeanpaulcoupal.blogspot.ca/2012/09/reglements-de-comptes-uq-corral.html

Titre : Règlements de comptes à U.Q. Corral

Auteur(e)(s) : Jean-Paul Coupal

Publication : Sur le blog « Lettres à un jeune philosophe de l’histoire et autres essais par Jean-Paul Coupal »

Résumé : Ce long texte (près de 8900 mots) est divisé en sept (7) sections principales. L’auteur affirme que, « [d]ans cet ouvrage, nous retrouvons les mots et surtout la pensée de Jean-Marc Piotte, bien qu’il ait été assisté par un jeune professeur de l’Université d’Ottawa, Jean-Pierre Couture, à la fabrication de ce livre ». Après avoir reconnu l’existence d’un « virage à droite » en Occident et affirmé que « [l]es intellectuels d’ici sont, depuis toujours, […] les pires colonisés de la société québécoise […] », l’auteur affirme que « ceux qui sont les porteurs du nouveau visage du nationalisme conservateur effrayent plus qu’ils ne sont dangereux, dans la mesure où leur audience dépasse peu le niveau du monde universitaire ». En ce sens, Piotte & Couture « leur prêtent une influence sociale qu’ils n’ont pas ». L’auteur identifie l’interprétation de la Révolution tranquille comme l’enjeu autour duquel gravitent le livre et les travaux qui y sont présentés. Il affirme de Piotte que « sa contribution à la critique des nationalistes conservateurs ne dépasse pas celle qu’il aurait pu faire en 1970 ». Il consacre plusieurs paragraphes à une critique de la conception marxiste de l’histoire et privilégie plutôt la reconnaissance des « apports de la psychologie collective en tant que science humaine des représentations sociales […] ». Il affirme par ailleurs qu’« entre Piotte et les intellectuels du nationalisme conservateur, il y a un effet-miroir, un renvoi d’un marxisme sclérosé à un nationalisme désabusé; d’une philosophie de l’histoire et de la société qui s’est prise pour une science à un rejet quasi total du scientifique pour une approche métaphysique ou “transcendantal” du phénomène national. Plutôt que d’être une critique constructive, le pamphlet de Piotte s’avère être un coup de pédale sur l’accélérateur de la régression de la pensée québécoise. » L’auteur consacre ensuite plusieurs paragraphes à une critique des travaux historiographiques de S. Kelly et É. Bédard. La dernière section principale est consacrée à une sorte de sociologie des intellectuels baby-boomers, arguant que « les intellectuels issus de la Révolution tranquille ont gagné sans mérite les postes, les salaires, les conventions collectives et la sécurité d’emploi qui devaient être refusés à ce que M. Kelly appelle la Génération X. Le Rapport Parent, la création des CEGEP, des universités du Québec en province et à Montréal, et de Concordia dans le milieu anglophone, ouvraient des emplois disponibles à tous, même à ceux qui souvent n’avaient pas une maîtrise en poche. » L’auteur affirme que « Cette différence [générationnelle] de traitement est au cœur des ressentiments de la droite néo-conservatrice contre une gauche qui n’a jamais su faire son autocritique historique. » Il considère que la génération des baby-boomers, dans l’université, « devint une gérontocratie qui sélectionna ses disciples, ses successeurs, en fonction de leur capacités limitées », et que « Cette déchéance d’institutions improvisées amène aujourd’hui la production de thèses coûteuses et sans résultats effectifs ou pratiques : leurs producteurs s’attaquent à des problématiques mal cernées ou servant de “nègres” aux enseignants établis qui produisent des quantités incroyables d’articles que personne – pas même eux – ne lit. » Selon lui, « Les intellectuels de gauche, incapables de se renouveler au-delà du marxisme, furent en fait les premières victimes de cette incomplétude générationnelle. Ils ont été les premiers à retourner au nationalisme, aux socialismes utopiques ou même au christianisme, quand ils n’ont pas été entièrement séduits par la nouvelle technologie informatique ». En conclusion, il affirme que « les solutions Bédard ou Kelly, pour s’en tenir à l’historiographie, sont sans lendemain. »

____________________

Quatrième mise à jour (25 octobre 2012)

Du 3 au 5 octobre 2012

Document : http://www.facebook.com/UnionLibreUQAM/posts/323139964450628 / une capture d’écran (du 25 octobre 2012) est disponible ici

Titre : [sans titre]

Auteur(e)(s) : Union libre UQAM [« auteur collectif », plus tard signé David Sanschagrin, René Delvaux et Vanessa Gauthier Vela] ; Jonathan Lalande Bernatchez ; Raphaël Crevier ; Jonathan Raîche Casavant ; Véronique Pronovost ; René Delvaux [à titre individuel] ; [Jean-Pierre Couture et Jean-Marc Piotte : réponse publiée par Union libre UQAM ; voir ci-dessous] ; El-chinwi Amine

Publication : Sur la page Facebook d’Union libre, « Le journal des étudiantes et étudiants en science politique et en droit de l’UQAM »

Résumé : Ce document est une discussion qui commence par la publication d’un « hyperlien » par Union libre vers le « communiqué » émis par le CIRCEM. Union libre présente ce communiqué comme une « réponse à la polémique soulevée par le séminaire de maîtrise « Le courant intellectuel néoconservateurs au Québec » tenu au département de science politique de l’UQAM à l’automne 2011, et face à la publication récente de l’ouvre [de Piotte et Couture] ». Union libre résume le communiqué du CIRCEM (et ajoute des exemples, concernant M. Chevrier et S. Kelly, qui ne sont pas dans ledit communiqué), selon lequel, écrit Union libre, « la démarche des professeurs [Couture et Piotte] est davantage une entreprise de diffamation qu’une invitation à appréhender intellectuellement un phénomène politique qu’ils tentent de cartographier ». Union libre écrit : « À la lecture du livre de Piotte et Couture, il est en effet difficile de ne pas éprouver un certain malaise face à ce qui ressemble à de l’acharnement et de la mauvaise foi ». Ce premier message se termine par une citation de Christian Topalov, selon qui « l’assertion “école” […] est une stylisation qui est aussi une arme. » Jonathan Lalande Bernatchez commente ce message en disant qu’il a « un malaise avec le fait qu’une personne utilise le compte FB de l’Union libre pour défendre les positions du CIRCEM ». Il demande à l’auteur(e) du premier message de s’identifier et affirme que « La thèse de Piotte et Couture est argumenté et une critique sérieuse doit aborder cet argumentaire ». Dans les messages suivants, il est dit qu’il est « justifié » qu’Union libre diffuse les positions du CIRCEM, mais pas que le journal défende ces positions. Union libre répond et écrit, entre autres choses : « Il n’a fait que rappeler qu’un débat intellectuel implique une éthique de la discussion bel et bien absente de l’approche de [Couture & Piotte] pour toute personne qui se donne la peine de lire leur ouvrage et d’y comparer les thèses des auteurs qu’ils citent. Le communiqué du CIRCEM s’inscrit aussi dans cette perspective ». Avant de signer, D. Sanschagrin, R. Delvaux et V. Gauthier Vela écrivent « nous nous revendiquons de l’éthique de la discussion ». Lalande Bernatchez réitère qu’Union libre défend la position du CIRCEM et qu’« il ne faudrait pas confondre un ton polémique avec de la diffamation ». Véronique Pronovost note qu’Union libre a affirmé que « le communiqué du CIRCEM s’inscrit aussi dans cette perspective » mais qu’Union libre remet seulement en cause « les intérêts et motivations » de Piotte & Couture, pas du CIRCEM. Le 5 octobre, vers 00:30, une longue réponse de R. Delvaux affirme que « La nature de la polémique autour de cette publication en est une sur la forme et la méthode, pas sur le contenu ou les idées véhiculées. » Delvaux écrit avoir « éprouvé un réel malaise à la lecture du livre [de Piotte et Couture] » et avoir « du mal à croire qu’un tel texte puisse être édité par la CRÉQC, une Chaire de recherche de l’UQAM; j’avais par moments l’impression de lire un livre de Normand Lester ou un truc publié chez Stanké. » Il affirme avoir « différentes raisons de reprocher à l’exercice son manque de rigueur et d’honnêteté intellectuelle » et sur « La démarche » et « La méthodologie ». Il rappelle l’intention du message original d’Union libre en conclusion. Quelques minutes plus tard, Lalande Bernatchez répond dans un long commentaire, mentionnant que « ce livre était destiné à un auditoire plus large que le monde académique ». Il indique également qu’« il faut garder en tête que les signataires du communiqué du CIRCEM sont loin d’être des analystes qui interviennent à distance dans cette polémique. Ils sont tout à fait impliqués. » Au cours de la journée, Union libre publie le texte « Réponse à la diatribe de CIRCEM », signé Couture & Piotte [voir-ci dessous]. Enfin, El-chinwi Amine écrit que « ce livre est un regard d’ensemble » et qu’« on aurait pu faire un livre sur chaque auteur ». Ce commentaire affirme que « des réseaux d’influence bien présents dont le CIRCEM fait partie malheureusement » expliquent peut-être que « peu de professeurs sont enclins à faire une critique de front de la nouvelle sensibilité ». En post-scriptum, il est indiqué que « la collection débat de Québec Amérique expose des essais universitaires polémiques et n’est pas une collection de livres scientifiques ».

____________________

5 octobre 2012

Document : http://onoups.blogspot.ca/2012/10/reponse-au-circem.html

Titre : Réponse à la diatribe du CIRCEM, [ré-intitulée] Jean-Pierre Couture et Jean-Marc Piotte répondent au CIRCEM

Auteur(e)(s) : Jean-Pierre Couture & Jean-Marc Piotte

Publication : D’abord dans la discussion sur la page Facebook d’Union libre, le 5 octobre à 13:10 (publié par l’utilisation Union libre UQAM; voir compte-rendu ci-dessus); puis sur la page d’Union libre dans une publication à part, le 5 octobre à 20:04; puis sur le site de l’Observatoire des nouvelles pratiques symboliques, http://onoups.blogspot.ca/2012/10/reponse-au-circem.html (la date est incertaine, mais Jean-Pierre Couture a publié un hyperlien vers cette publication sur la page Facebook du groupe « Onoups » le 15 octobre). Notons que la publication sur le site de l’Onoups est intitulée « Jean-Pierre Couture et Jean-Marc Piotte répondent au CIRCEM », et indique « Cette réponse n’engage que les signataires. »

Résumé : Couture & Piotte écrivent espérer que la « diatribe de la part du CIRCEM […] n’empêchera pas un travail rigoureux de réception et de discussion intellectuelle. » Ils se défendent de l’accusation « d’associer malhonnêtement les auteurs, dont nous avons étudiés les écrits, à une étiquette qui serait “infamante”. Il n’est en rien. » Ils affirment que chaque auteur est inscrit, « sans que nous gommions leurs différences », dans « le nationalisme conservateurs » tel qu’ils l’identifient. Après avoir ajouté qu’historiquement, « l’importance de la pensée conservatrice au Québec est la norme et non l’exception », les co-auteurs invitent les auteurs étudiés, s’ils le désirent, à produire « leur propre critique du conservatisme ». Les co-auteurs nient avoir « diabolisé cette mouvance, car nous ne pensons pas qu’elle doive l’être. » Ils affirment également n’avoir « jamais critiqué les personnes elles-mêmes que nous respectons, mais uniquement les idées qu’elles soutiennent. Nous souhaitons qu’il en soit de même pour nous. » Ils affirment ne pas être « au-dessus de la mêlée » et ne refuseront « aucune occasion » de se prêter à « un examen public et intellectuel » de leur propos. Ils invitent les auteurs étudiés « à défendre leurs idées eux-mêmes » et espèrent « vivement qu’ils le feront. » Ils concluent en affirmant que « des débats intellectuels vigoureux » peuvent être menés au Québec « tout en respectant les personnes, leur dignité et leur liberté », après avoir noté que « nous ne savons que trop bien que le milieu universitaire et médiatique québécois, sans doute tricoté trop serré, est très frileux face aux débats, contrairement à ce que cultivent les Français, les Britanniques ou les Allemands ».

____________________

Cinquième mise à jour (18 novembre 2012)

30 octobre 2012

Document : http://lelibraire.org/chroniques/essai-quebecois/de-vifs-debats-intellectuels-se-profilent-tant-mieux

Titre : De vifs débats intellectuels se profilent : tant mieux!

Auteur(e)(s) : Normand Baillargeon

Publication : Le Libraire. Le bimestriel des librairies indépendantes, Chroniques – Essais québécois

Résumé : L’auteur recense trois (3) livres, soit Les nouveaux visages du nationalisme conservateur au Québec, de Piotte & Couture, La culture des patriotes, sous la direction de Charles-Philippe Courtois & Julie Guyot (Septentrion, 2012), et Les lois fondamentales de la stupidité humaine, de Carlo M. Cipolla (PUF, 2012, 1re éd. en 1976). La première partie de la recension est consacrée à l’ouvrage de Piotte & Couture. L’auteur affirme que les co-auteurs, « deux penseurs et militants identifiés à la gauche, ont entrepris un repérage de [la] présence nationaliste et conservatrice dans le paysage intellectuel et médiatique québécois ». Après avoir mentionné qu’il a du respect et de l’amitié pour des personnes des « deux clans en présence », l’auteur présente la thèse et les conclusions de l’ouvrage. Il affirme que « [l]’ouvrage est savant ; il est aussi polémique ». Il dit espérer que les personnes critiquées « auront l’occasion de présenter leur contre-argumentaire, idéalement dans un ouvrage, ce dont bénéficieront et la vie intellectuelle et la conversation démocratique au Québec ». Dans la deuxième partie , l’auteur note que Marc Chevrier, l’un des six (6) auteurs étudiés par Piotte & Couture, a contribué à La culture des patriotes un texte qui « donne à découvrir […] les références à Aristote dans la pensée de Papineau ». Au sujet du même livre, il écrit : « Piotte & Couture verront sans doutes dans nombre de ces textes la marque de cet idéalisme qu’ils déplorent; d’autres y verront un apport significatif à notre connaissance d’un épisode majeur de notre histoire et à l’élucidation de ce « républicanisme » des patriotes ». Enfin, la troisième partie présente le « malicieux petit livre de l’économiste Carlo M. Ciporral (1922-2000) sur la stupidité ».

____________________

12 novembre 2012*

Document : http://vimeo.com/53357282

Titre : Les Nouveaux Visages du nationalisme conservateur

Auteur(e)s : Québec Amérique [courte entrevue avec Jean-Pierre Couture]

Publication : sur le compte Vimeo de Québec Amérique

Résumé : Couture présente les objectifs du livre et insiste sur l’importance de se rappeler l’héritage « progressiste ». Il dit qu’« en interpellant des auteurs contemporains, des vivants qui écrivent, qui se positionnent dans l’espace public avec des idées avec lesquelles nous sommes, nous, en désaccord », le livre peut « briser un tabou par lequel […] on ne rend pas beaucoup de comptes sur ce que l’on pense, hormis à des gens […] qui sont déjà d’accord avec nous ». Il dit que « ce qui sous-tend l’ouvrage à un niveau de l’histoire longue c’est que ça fait mal être un penseur en Amérique française, colonisée […] et là, on dirait que l’on exige de nos auteurs comme de nous-mêmes que nous nous considérions comme des penseurs, qui avons le droit d’être en désaccord et doivent se reconnaître l’un et l’autre comme des interlocuteurs valables ». Il dit : « On joue sur une blessure, où on aimerait mieux ne pas parler, et là on veut forcer un débat, on veut forcer les gens à parler—c’est une curiosité en soi. »

* Note du curateur [information obtenue d'un tiers]: L’entrevue avec Québec Amérique a eu lieu très exactement le 23 août 2012 (soit avant la sortie du livre).

____________________

Sixième mise à jour (19 novembre 2012)

13 novembre 2012

Affiche du lancement montréalais

Document : [Affiche du lancement montréalais, voir ci-contre]

Titre : [Lancement montréalais du livre de Piotte & Couture]

Auteur(e)s : [invités] Pascale Dufour (Université de Montréal), Martin Petitclec (UQAM), Rémi Bachand (UQAM), [co-auteur] Jean-Pierre Couture (Université d’Ottawa) & Jean-Marc Piotte (UQAM), [animatrice] Manon Massé (Québec Solidaire)

Publication : un événement Facebook a été créé et le lancement a également été annoncé sur le site des Nouveaux cahiers du socialisme. Le lancement a eu lieu au bar Les Pas Sages, rue Rachel à Montréal, à partir de 17:30.

Résumé : Les invités ont parlé dix (10) minutes chacun, puis les co-auteurs ont été invités à répondre pendant quelques minutes chacun. Une dizaine de questions ont ensuite été posées par les gens présents dans le bar, permettant des échanges entre les invités, les co-auteurs et le public. Rémi Bachand a d’abord posé la question des « leçons à tirer de la controverse autour du livre ». Il a souligné l’importance du nationalisme comme mode de légitimation d’actions sur la scène internationale, qu’il oppose à une perspective de classe. Il réitère la critique selon laquelle les écrits de auteurs étudiés sont parfois cités « hors contexte » et parle d’une « interprétation peu généreuse ». Cependant, il cite un passage de l’article « Nos pluralistes » de Gilles Labelle, paru dans Argument, qu’il qualifie de « pamphlet » et affirme qu’il n’est « pas surprenant » que la gauche l’attaque; ce « pamphlet » démontrerait également une « interprétation peu généreuse ». Il termine en soulignant l’importance de « déconstruire l’idée que le nationalisme est nécessairement de gauche » (idée qui serait propre au Québec), en demandant « pourquoi personne n’accepte de se faire traiter de conservateur ou de gens de droite », et affirme que le livre transgresse l’impératif de « ne pas trop nommer de noms ». Pascale Dufour qualifie ensuite le livre d’ « exercice salutaire pour la réflexion collective », en particulier parce qu’il identifie « comment le néonationalisme conservateur circule ». Elle mentionne la critique de Cornellier dans Le Devoir et affirme que, contrairement à ce dernier, elle trouve intéressant de mettre ensemble des auteurs très distincts. Elle énonce certains « doutes » sur quelques « présupposés » de co-auteurs, en soulignant que toute critique de la modernité n’est pas conservatrice, qu’il faudrait clarifier l’influence française de type « troisième République » sur la pensée des auteurs étudiés, et qu’il faudrait maintenant construire « les nouveaux visages du pluralisme au Québec ». Martin Petitclerc, qui a critiqué « la nouvelle sensibilité » dans l’enseignement de l’histoire qui peut être associée au « nationalisme conservateur », affirme que ce qui lie les auteurs étudiés est la critique du progressisme. Ce serait ce principe qui créerait une solidarité malgré les tensions et les divergences d’opinions. Il affirme que les discours étudiés ont assez peu d’impact chez les intellectuels et les militants, mais qu’ils sont « récupérés par les pouvoirs politiques et économiques ». Dans sa réponse, Couture mentionne qu’il était « nécessaire » de « caricaturer » pour interpeller des gens « qui espéraient ne pas être lus ». Piotte réitère qu’ils ne refuseront aucune invitation et qu’ils souhaitent des débats « vigoureux » et « respectueux des personnes ». Les questions du public ont concerné (1) le fait que Labelle fait aussi partie de réseaux « de gauche » (comme les Cahiers du socialisme) ; (2) le statut de la figure du visage (cristallisent-ils des tendances, ou les créent-ils ?) ; (3) une clarification de l’invitation qui aurait été lancée à Marc Chevrier à participer au séminaire de Piotte & Couture ; (4) l’affirmation que le livre s’attaque plus aux personnes qu’aux discours ; (5) le projet d’indépendance ; (6) la présence (ou l’absence) de femmes nationalistes conservatrices ; (7) le rôle de Marie-France Bazzo dans la construction des « médiatiques de droites » ; (8) l’affirmation que le livre étudie les discours plutôt que les personnes ; (9) l’importance d’étudier le conservatisme des progressistes et la généalogie des mots qui sont utilisés ; et (10) la position des auteurs par rapport au postmodernisme.

____________________

16 novembre 2012 (informations soumises par Simon Labrecque)*

Document : [enregistrement audio]

Titre : Le Salon du livre de Montréal présente : Politique – le malaise québécois.

Auteur(e)s : Jean-Marc Piotte, Mathieu Bock-Côté et Nicolas Lévesque [invités], Pierre Cayouette [animateur]

Publication : Table ronde au Salon du livre, vendredi le 16 novembre, 20h.

Résumé : Le site web du Salon du livre de Montréal annonçait l’événement dans ces termes : « Cinquante ans après le début de la Révolution tranquille, le Québec apparaît comme une société déboussolée, en mal de repères idéologiques, notent certains observateurs. Une société divisée, aussi, comme en témoigne le résultat des élections générales du 4 septembre. Où en est le projet souverainiste? Avec Mathieu Bock-Côté, Fin de cycle (Boréal), Jean-Marc Piotte, Une amitié improbable (Lux) et Nicolas Lévesque, Le Québec vers l’âge adulte (Nota Bene). Animation : Pierre Cayouette. » Lors de la présentation des invités, Cayouette a présenté Piotte pour son livre de correspondances avec Pierre Vadeboncoeur, mais aussi en tant que co-auteur du livre Les Nouveaux Visages du nationalisme conservateur au Québec. Cela justifie l’inclusion de cet événement dans l’inventaire de la réception du livre. De plus, Piotte et Couture considèrent que Bock-Côté défend des « thèse nationalistes conservatrices » (voir l’article de Couture sur Bock-Côté). Après les présentations, Bock-Côté a dit que le Québec faisait le deuil de certains grands idéaux qui ont mené la Révolution tranquille. La société québécoise est divisée et une tendance antinationaliste de droite a fait le procès de l’idée même de commun en défendant une vision individualiste de la société. Il parle de la nécessité d’un moment de refondation. Piotte dit que la possibilité de projets collectifs passe par la remise en question du néolibéralisme. Lévesque parle de la fin des grands systèmes de pensée et des logiques binaires en appelant à un renouveau de la pensée et des rapports entre philosophie et politique. Plus tard, il dit se retrouver devant deux conservatismes et considère que les oppositions droite/gauche et souverainiste/fédéraliste sont dépassées. Piotte dit que la critique de l’histoire a été nécessaire lors de la Révolution tranquille, qui a donné confiance au peuple québécois. Bock-Côté dit qu’on peut maintenant tenir ensemble l’héritage de la Révolution tranquille et l’héritage prérévolutionnaire, sans nostalgie. L’animateur a ensuite demandé quels sont les projets mobilisateurs à l’horizon. Lévesque parle de la nécessité de réinvestir et de s’approprier les institutions, de délaisser les marges. Il considère le « printemps québécois » comme un début, mais souligne qu’un projet collectif demande du temps. Piotte inscrit ce printemps dans un « mouvement mondial » contre la domination de la finance. Bock-Côté parle de la nécessité de se doter d’une « nouvelle boussole » et de « réparer » certains fondements de la société québécoise, dont l’école, pour que de grands projets collectifs deviennent de nouveau possibles. Sur la question du rôle des intellectuels, Lévesque dit que la moindre présence des intellectuels (comparée aux années 1960) s’explique par la spécialisation des savoirs et qu’il importe de promouvoir la « fin des spécialistes ». L’école doit jouer un rôle dans cela. Piotte dit que la grande différence est le rôle accru de la télévision : les gens que l’on entend vont à la TV mais n’écrivent plus de livres (il souligne que Bock-Côté est présent à la télévision, mais qu’il écrit aussi). Ce sont le plus souvent des journalistes qui participent aux débats. Bock-Côté dit qu’on en finira bientôt avec l’enthousiasme pour les médias sociaux, qui favorisent la réaction immédiate plutôt que le rythme plus lent de la pensée. Lévesque dit que dans un Québec souverain, le Québec pourrait se doter de sa propre politique médiatique. Bock-Côté dit qu’il y a de la pensée, les revues comme Argument (Cayouette nomme À bâbord), et qu’il faut réapprendre la discipline physique de la lecture. Piotte dit qu’il reste optimiste (c’est « une position politique » fondamentale) et que la liberté d’expression est remarquable, si l’on compare aux années 1950. Il dit qu’il est nécessaire de continuer à penser et de défendre rigoureusement nos positions tout en respectant les personnes. (Il n’y a pas eu d’échanges avec la salle.)

* Note du curateur : la septième et dernière mise à jour fournit un document qui précède cet événement. Voir ci-dessous.

____________________

Septième et dernière mise à jour (25 mai 2013)

23 octobre 2012

Document : pages 130 et 131

Titre : sans titre

Auteur(e)(s) : Marc Chevrier

Publication : La République québécoise. Hommages à une idée suspecte

Extrait :

En multipliant les rappels à l’ordre contre les intellectuels hétérodoxes, de nouveaux censeurs de la réaction antirépublicaine se comportent en fait comme les conservateurs organiques du régime monarcholibéral canadien. Ces remontrances peuvent prendre la forme cocasse d’une véritable cabale de dévots, comme celle qu’a montée le duo de sycophantes formé du maoïste impénitent Jean-Marc Piotte et de Jean-Pierre Couture, un amuseur postmoderne fasciné par la scatologie81. Leur brûlot hargneux82, publié pour discréditer six professeurs d’université et de cégep coupables à leurs yeux de défendre la nation et la république ou d’intégrer l’histoire de leurs analyses, compose une mixture malodorante d’éléments, dont certains procédés relèvent de la tartuferie83. En 1965, Pierre Vadeboncœur avait déjà diagnostiqué ce dégoût bien peu patriote qu’inspire aux Québécois leur propre histoire : « En un sens, les Québécois n’ont pas d’histoire. L’histoire, pour nous, est simplement du passé. Il y a peut-être peu de peuples occidentaux si peu pénétrés d’histoire que le nôtre, c’est-à-dire dont le passé soit effectivement si révolu. Ce n’est pas pour rien que notre histoire nous paraît si folklorique et que les images d’Épinal y tiennent une place si considérable84. »

__________

81. Ce dernier a contribué à un numéro des Cahiers de l’idiotie sur la « merde »…

82. Voir Les Nouveaux Visages du nationalisme conservateur au Québec (Montréal, Éditions Québec/Amérique, 2012), qui transpose dans un collage de textes la chasse aux sorcières que Pilotte [sic] et Couture ont menée dans un séminaire de maîtrise donné à l’UQAM pendant la session d’automne 2011 contre plusieurs de leurs collègues de cette même université et de l’Université d’Ottawa.

83. Ces éléments sont : un littéralisme maniaque (incapacité à lire les divers degrés d’un texte), un nihilisme petit-bourgeois, un scientisme antihumaniste, une misologie aiguë (détestation de la culture classique) et une chronophobie (détestation de l’Histoire) qui confine au philistinisme, un nationalisme néo-trudeauiste et un désir débridé d’orthodoxie. Dans son premier placet présenté au roi Louis XIV sur la comédie Tartuffe, Molière évoqua « toutes les friponneries couvertes de ces faux monnayeurs en dévotion, qui veulent attraper les hommes avec un zèle contrefait et une charité sophistique ». Molière, Œuvres complètes, tome II, Paris, Garnier-Flammarion, 1965, p. 263. À méditer.

84. Pierre Vadeboncœur, L’Autorité du peuple, Québec, Éditions de l’Arc, 1965, p. 126.

____________________

Printemps 2013

Document : Recension du livre

Titre : « Se déchirer sur la Révolution tranquille »

Auteur(e)(s) : Alexandre Turgeon

Publication : Bulletin d’histoire politique (printemps 2013, volume 21, numéro 3)

Incipit :

De toute évidence, Les Nouveaux Visages du nationalisme conservateur au Québec de Jean-Marc Piotte et Jean-Pierre Couture s’annonce comme le titre polémique par excellence de la dernière saison, si ce n’est pas davantage. Piotte et Couture s’en prennent ici à ce qu’ils appellent un « auteur collectif ». Cet auteur collectif, c’est celui du nationalisme conservateur au Québec. Cet ouvrage, c’est celui de son procès en bonne et due forme. Or, accusés et accusateurs ne sont pas aussi différents qu’on pourrait le croire a priori. Il appert que les points de divergence ne sont pas si nombreux que cela entre les nationalistes conservateurs d’un côté, et… les auteurs de l’autre – à défaut d’un meilleur terme, Jean-Marc Piotte et Jean-Pierre Couture ne désignant pas quelle est leur tendance. C’est sur la Révolution tranquille, plus que tout autre chose, que tout achoppe entre ces deux groupes, qu’ils se déchirent, comme nous le verrons.

Poster un commentaire

Classé dans Collectif, Cornelias Qumbe

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s