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Appel à contributions: Dossier "Produire académiquement"

Kazimir Malevitch, Carré blanc sur fond blanc, huile sur toile, 80 cm x 80 cm, 1918.

Des dizaines de livres, des centaines d’articles, des charges d’enseignement, des séjours de recherche, des cours sur invitation, des responsabilités éditoriales, administratives, directionnelles, des subventions, des distinctions, des interviews, des conférences, des conférences, encore et toujours des conférences : il n’est plus rare de rencontrer sur un CV académique des informations de ce genre et de cette ampleur. On rapporte souvent que faute de savoir avec précision et certitude ce qui définit un bon chercheur, en particulier en arts et en sciences humaines, il faut, pour l’évaluer, considérer ce dont il est capable quantitativement.

Quels sont les effets de ce primat du quantitatif ? L’université a-t-elle fait naufrage, comme le suggérait Michel Freitag ? Est-il possible de donner raison à ceux qui produisent beaucoup dans la mesure où l’on peut produire vite et bien et où il y a une infinité de sujets sur lesquels il est urgent de réfléchir ? Quels sont les croisements possibles entre la connaissance universitaire et les autres modes de production du savoir ?

Les textes accueillis ici pourront être soumis autant par des auteurs qui souhaitent ajouter une ligne à leur CV que par des individus qui n’évoluent pas dans la sphère académique. Contactez-nous!

Article disponible :

Pierre-Alexandre Fradet, "Énième article sur la productivité académique", février 2013.

Responsable : Pierre-Alexandre Fradet | Université de Montréal

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Classé dans Pierre-Alexandre Fradet, Trahir

Appel à contributions: Dossier "Penser en grève"

Le 13 février dernier a marqué le premier anniversaire du déclenchement de la grève générale illimitée de 2012. Celle-ci a donné, continue et continuera probablement à donner lieu à la composition d’une quantité étonnante d’énoncés. À titre d’exemple, le blog de la revue Trahir, qui fêtera son premier anniversaire le 29 février prochain, a publié quelque 40 billets directement sur la grève étudiante (52 pour la hausse des droits de scolarité). L’ensemble des énoncés produits – écrits, dits, mais aussi pensés – est strictement innombrable.

Photo © Raphaël Ouellet

Chose remarquable, plusieurs de ces énoncés démontrent une réflexivité certaine, une attention aiguë aux conditions de la pensée, du discours, de l’écriture et de la mise en image. Dans Trahir, par exemple, dès le 2 mars 2012, un billet s’intéressait au rôle des « histoires personnelles d’étudiantes et d’étudiants » dans la couverture médiatique des événements. Depuis cette date, plusieurs livres ont été publiés au sujet de la grève. Un long-métrage documentaire est maintenant disponible en ligne. On peut croire que quelques thèses s’écrivent déjà… Nombre des énoncés produits ont contribué, contribuent ou contribueront à penser la grève. Toutefois, plusieurs autres ont semblé, semblent ou sembleront tenir de la non pensée. Qu’est-ce qui distingue ces deux séries d’énoncés? Que veut dire penser la grève?

Trahir invite les contributions qui cherchent à penser les rapports entre la grève et la pensée, au passé, au présent ou au futur. Qu’a pu vouloir dire penser en grève, penser la grève en train de se faire? Puis penser la grève passée? Peut-on envisager de se remettre, de repenser – sinon de repasser – en « mode grève »?

Toute contribution (entre 400 et 1500 mots) sera évaluée par notre comité de lecture. Contactez-nous!

Textes disponibles:

Simon Labrecque, « Comment vous êtes, toi et tes journées? » Penser et panser ameuté, février 2013.

René Lemieux, Usage des mots-clés reliés à la grève étudiante sur Trahir: méta-analyse objectivée d’un métadiscours subjectif, février 2013.

Responsable : Simon Labrecque | Université de Victoria

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Que peut-on attendre des États généraux sur l’éducation?

Dans la continuité de l’appel de textes sur "La politique de l’université", le blog de la revue Trahir veut savoir ce que ses lecteurs pensent des États généraux sur l’éducation – présenté comme un "forum" – du gouvernement Marois. La grève étudiante n’a certainement pas épuisé toutes les questions sur l’enseignement supérieur que ses acteurs se posent depuis de nombreuses années. C’est peut-être exactement l’inverse qui s’est produit: toutes les questions sur l’institution se sont résumées à celles sur son financement, et une dichotomie s’est construite entre d’une part les "étudiants" et de l’autre les "contribuables", ce qui a eu pour effet d’empêcher une véritable problématisation de l’éducation supérieure au Québec.

Nous voudrions, avec nos lecteurs, entamer un dialogue sur ce qui, jusqu’à maintenant, est resté ignoré, tant du côté du gouvernement que des associations étudiantes. Quels devrait être les enjeux discutés lors des États généraux? Quels intervenants devraient y être invités? Peut-on être optimiste sur ce nouveau lieu de débat? Ce lieu saura-t-il être adéquat pour tenir ce dialogue? Devrait-on penser à investir d’autres lieux? Allons-nous y perdre notre temps?

Toute contribution (entre 400 et 1500 mots) sera évaluée par notre comité de lecture. Contactez-nous!

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Politique de l’université: le problème de l’institution en question

Le jeudi 8 mai 2008 avait lieu le premier colloque off-Acfas « Politique de l’université » en marge du 76e Congrès de l’Acfas, dans le sous-sol d’un pub irlandais de la haute-ville de Québec. À cette occasion, quatre chercheurs en science politique avaient présenté des communications : Blaise Guillotte, Tina Lafrance, René Lemieux et Éric Martin. Cet événement est, en grande partie, le point de départ de l’aventure de la revue Trahir. L’esprit dans lequel le colloque avait été organisé perdure et les problèmes que nous voyions alors avec le système universitaire ne se sont pas épuisés.

La revue Trahir a depuis republié un appel à des états généraux sur l’université par Normand Baillargeon et Jacques Pelletier, des entretiens avec Normand Baillargeon, Lawrence Olivier et Serge Cardinal, et une correspondance sur la question de l’institution entre Dalie Giroux et Gilles Labelle. Le débat très actuel sur la hausse des droits de scolarité vient remettre à l’avant-scène certains dysfonctionnements de l’université et nous force à rouvrir cette question de la « politique de l’université », d’abord pour réfléchir à cette question cruciale, mais encore pour penser, plus largement, le rôle, la fonction et les finalités d’une institution comme l’université pour notre société. Nous invitons donc les lecteurs de Trahir à s’exprimer sur cette question dans de courts textes – entre 400 et 1200 mots – afin d’exprimer leurs idées, leur situation quant à cette question, et plus amplement leurs propres rapports face à l’institution en général. Sans nécessairement se restreindre à la « science politique », les auteurs n’échapperont pas à être politiques pour l’occasion.

Texte original du colloque « Politique de l’université »

Problématique

Si la science politique se targue d’être la discipline qui peut analyser rationnellement les phénomènes politiques en société, elle retourne rarement ses propres outils conceptuels pour observer les phénomènes politiques auxquels elle contribue en tant que discipline universitaire, pour s’observer elle-même en tant que fait politique. Ainsi la problématique de départ peut être résumée par ces mots de Michel Foucault que l’on retrouve dans L’ordre du discours : « La discipline est un principe de contrôle de la production du discours. Elle lui fixe des limites par le jeu d’une identité qui a la forme d’une réactualisation permanente des règles. »

Le présent colloque se voudra la continuation de l’Espace de pensée politique contemporaine organisé au printemps 2007 à l’Université du Québec à Montréal. Il vise à répondre à trois problématiques qui y avaient été soulevés, en rapport avec la politique de l’université : 1) Quel est le mode de fonctionnement de l’université aujourd’hui, quels sont les obligations reliés à cette institution? 2) Quel est le statut de la science politique et comment peut-elle prétendre à un regard particulier sur la situation de l’université? 3) Quels sont les conditions politiques de l’énonciation d’une critique de l’université?

Thèmes et questionnements sur la problématique

  1. Quelle est la politique du fonctionnement de l’université? Comment s’inscrit-elle dans la division du travail, la concurrence de l’économie du savoir, le système éducatif en général? Quels sont ses demandes en termes de productivité et de compétitivité? Quels rapports à l’écriture et à la pensée sont possibles dans ce système?
  2. En réponse au premier thème et à la problématique du colloque : La science politique en tant que discipline ne vit-elle pas dans un énorme fantasme où elle ne peut voir que du politique, même lorsqu’elle s’observe? Comment la science politique peut-elle ne pas tomber dans ce piège? Est-il pertinent pour la science politique de prétendre avoir un regard particulier sur le phénomène politique, lorsque le phénomène l’affecte?
  3. Quel est le rapport entre la discipline et son extériorité? Ou encore, épistémologiquement, quelles sont les conditions politiques d’énonciation de la critique que propose le présent colloque?

Affiche originale du colloque « Politique de l’université » qui n’avait pas été retenu par l’Acfas officiel. Elle se présente donc comme le palimpseste constitué par la lettre de refus de l’Acfas où les raisons évoquées ont été surlignées en jaune. Sur cette première couche a été ajoutée les informations sur le colloque, notamment avec les titres des présentations qui se substituent ainsi au refus.

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Kony 2012: généalogie d’un phénomène Internet

Il est peu probable que vous n’ayez pas entendu parler du film Kony 2012, ou même que vous ne l’ayez pas visionné. Phénomène médiatique extraordinaire, ce film qui veut faire la promotion d’un organisme de charité a été, en quelques jours, sans doute le film dont la vitesse de diffusion a été la plus rapide (près de 70 millions pour YouTube,  16 millions pour Vimeo). Qui l’aura vu en aura laissé une larme devant l’horreur de la vie des enfants en Ouganda, pour ensuite en apprendre les critiques, virulentes, contre ce que certains verront comme un marchandage de la souffrance humaine. Plusieurs ont pu se sentir trahi par cette vidéo, peut-être trop vite partagée.

La saturation de ce qu’on a pu en dire est arrivée, elle aussi, extrêmement rapidement – et il n’est pas présomptueux de pouvoir parler ici d’une « généalogie » du phénomène, même après un si court laps de temps. En quelques jours, tout a été dit (ou presque) sur la vidéo. Et pourtant, ce qui ne cesse pas, ce sont les mèmes Internet qui ont été créés à la fois comme critique et parodie de l’attention médiatique demandée par les créateurs de la vidéo dont le travail, au niveau de la communication, a été (trop) bien ficelé. Le blog de Trahir se questionne sur ce phénomène unique de la dromographie numérique où la parodie, dans quelques cas, aura précédée l’original à parodier. Ou pour le dire autrement : on voudrait savoir comment se sent-on quand on se sent trahi?

Les contributions courtes (entre 400 et 1200 mots) sont les bienvenues : info@revuetrahir.net

Aucune date limite.

Liste (non exhaustive) de liens sur le sujet

Nous avons choisi cette photo pour représenter la thématique car elle cristallise à elle seule la critique à l’encontre de Invisible Children. Paradoxalement, elle fut choisie par les créateurs de la vidéo pour illustrer leur réponse aux critiques.

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Qu’est-ce qu’un "postmoderne"? Trahir veut savoir!

Le blog de la revue Trahir veut savoir ce que signifie être ou se dire « postmoderne », ou encore d’appeler par ce nom une idée ou un penseur. Quelle est l’origine du « postmoderne »? Quelles sont ses idées? Que défend-il? Comment se reproduit-il? Que fait-il de ses journées? Et surtout : est-il dangereux?

Les contributions courtes (entre 400 et 1200 mots) sont les bienvenues : info@revuetrahir.net

Aucune date limite.

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