Entretien avec Lawrence Olivier sur le climat à l’UQAM

Entretien réalisé pour Trahir par Simon Labrecque et René Lemieux le vendredi 24 avril 2015, avec Lawrence Olivier, professeur au Département de science politique de l’Université du Québec à Montréal[1]

Après plusieurs semaines de grève à l’UQAM, quel est le climat à l’université?

Pour vous donner une idée du climat actuel, il y a un groupe d’étudiants à l’UQAM, de notre département, qui essaie de renouer les ponts avec les professeurs, créer un lieu où on peut échanger entre nous. On a eu une première rencontre, et puis la chose qui est ressortie le plus de cette rencontre – peu de choses, mais la chose qui est ressortie le plus de cette rencontre c’est qu’à l’UQAM, maintenant, il n’y a personne qui est capable de se parler sur un ton normal. Tout le monde crie après tout le monde, tout le monde est énervé, le ton est très, très élevé. Tout le monde est agressif. Donc ça, c’est un peu le climat anormal. Ce qui n’était pas le cas avant, parce que l’UQAM a toujours été plus collégiale, et les étudiants ont toujours participé aux différentes instances, tout le temps. On a toujours eu des échanges – pour l’essentiel, à mon avis, toujours très bien. Mais depuis l’arrivée du nouveau recteur, et possiblement du nouveau gouvernement, on sent qu’il y a une volonté très claire de « mettre de l’ordre ». Mettre les choses en ordre, et que les gens à l’Université du Québec à Montréal se comportent comme les gens se comportent dans les autres universités. Autrement dit, ce qu’on veut faire – le sentiment de plusieurs, pas de tous – c’est qu’on aimerait que l’UQAM soit une université comme les autres. En ce sens là, il y a des mesures à prendre, et parmi les mesures à prendre, il faut casser entre autres le mouvement étudiant. Ce n’est pas la première grève à l’UQAM, ce ne sera possiblement pas la dernière puisqu’à l’automne ça risque d’être assez chaud, mais ça s’est toujours réglé à l’amiable, on a toujours trouvé une solution. Et là, pour la première fois, l’université se montre très intransigeante. On se rappelle du ministre de l’éducation qui a dit « expulsez-en un ou deux par jour, ça va se régler… » et on a l’impression que l’UQAM a pris ça au mot! On est rendu à vingt-deux expulsions, et non plus à neuf, parce qu’il y a eu une intervention musclée de la sécurité et de la police et ils ont arrêté 13 personnes de plus, qui sont aussi menacées d’expulsion de l’université, en plus d’être amenées en cour, pour non-respect de l’injonction. Vous savez que l’UQAM est judiciarisée maintenant, il y a une injonction qui nous interdit de faire des levées de cours, et possiblement de se promener masqué à l’UQAM (je pense que oui, je ne suis pas sûr). Il y a vingt-deux expulsions et c’est la semaine prochaine qu’ils passent devant le comité disciplinaire.

Les revendications étudiantes ont-elles changé au cours des dernières semaines?

La grève, ce n’était pas du tout sur les expulsions. Les premières expulsions ont fait en sorte qu’il y a eu une mobilisation beaucoup plus forte autour des expulsions parce qu’il n’y a pas unanimité, bien entendu, mais il y a un consensus fort à l’UQAM de personnes – professeurs, étudiants, membres du personnel – qui s’opposent aux expulsions. Clairement. Même si 200 professeurs ont signé la lettre d’appui au recteur, ce n’est pas énorme par rapport au nombre de professeurs de l’UQAM. Il y a une forme de consensus général contre les expulsions, d’abord parce que l’université n’a pas suivi ses règles, comme l’ont montré nos collègues du département de droit qui ont soulevé six points de droit qui n’ont pas été respectés, y compris nos propres règlements d’expulsion : pas de droit à une défense pleine et entière, des charges, des délais… Sauf une, une expulsion qu’ils vont possiblement réussir à faire pour des raisons administratives, parce que c’est un étudiant de notre département qui avait déposé une demande de prolongation pour sa maîtrise, qui a été accordée par le département, et le rectorat l’a refusé.

 

Est-ce qu’une telle situation avait déjà eu lieu?

Ça fait des années que je suis ici, des demandes de prolongations j’en ai vu jusqu’à quatre de suite et ça n’a jamais été refusé… Je n’ai jamais vu ça de ma vie. Je sais qu’il y a eu des cas où c’était vraiment limite, quand tu es rendu à la quatrième demande de prolongation, c’était limite. Mais je n’ai jamais vu quelqu’un être expulsé pour ça.

Pour revenir sur la question du climat : quand le département a dit « parfait, demande de prolongation acceptée », on a reçu une lettre de la vice-rectrice nous disant que « non, non, non, vous ne respectez pas les… », alors le directeur a réécrit en disant « bien non, suivant les règlements de l’UQAM, il a le droit ». Alors il a reçu une lettre l’accusant de ne pas savoir lire, qu’il ne comprend pas le règlement et tout, sur un ton dont je parlais au départ, un ton à mon point de vue assez agressif. Il n’y a pas de collégialité là, c’était : « la décision est prise ». Il y a un consensus très fort contre les expulsions, ça c’est assez clair. Mais si les expulsions se poursuivent, on a l’impression que la grève va se poursuivre. L’été c’est plus difficile, parce qu’il y a moins de monde…

 

Quelle est l’ambiance chez les professeurs sur la question de la grève?

Je dirais que le département est divisé en deux, pour l’essentiel, si on veut caricaturer : il y a ceux qui sont franchement contre les revendications étudiantes, qui en ont ras-le-bol. Ce ne sont pas tous des gens qui sont contre les étudiants a priori, mais il y a un peu un ras-le-bol, parce qu’il y a eu des réactions… Puis il y a ceux qui sont plutôt favorables, mais avec des nuances. Il y a toutes sortes de nuances à faire. Donc, même parmi ceux qui sont contre, la plupart sont respectueux de la levée des cours, parce que personne ne cherche le conflit. Il y en a peut-être deux ou trois, peut-être quatre, qui cherchent le conflit avec les étudiants, donc qui donnent des cours avec des agents de sécurité, là où des étudiants sont bousculés, ça finit toujours un peu mal. Mais pour l’essentiel, le département est divisé.

 

Et au niveau de la nouvelle situation? Au début, c’était l’austérité, maintenant la décision du recteur, comme si on ne reconnaissait pas aux professeurs une compétence pour prendre des décisions sur ce qui devrait les regarder.

Sur ce cas-là de maîtrise, c’est arrivé une fois – il faut être honnête, c’est arrivé une fois –, ce que tu dis m’apparaît assez juste. Ce n’est pas dit sur ce ton-là, « l’incompétence », mais c’est dire qu’il y a des instances à l’UQAM, dont le conseil académique, qui règlent ce genre de problèmes, et le département règle la question – c’est le département, à ma connaissance, qui a toujours réglé les cas de prolongations. Les cas académiques, c’est réglé par les professeurs. L’académique, c’est normal, c’est nous qui réglons ça, on a supposément la liberté académique… Là c’est la première fois que je voyais une intervention du rectorat dans des questions comme celles-là. Alors on est un peu surpris, plusieurs sont sous le choc, y compris ceux qui sont contre les étudiants. Beaucoup de gens qui étaient contre la grève, tout ça, bien les expulsions, le cas de l’étudiant à la maîtrise, là par contre, ça les énerve beaucoup, parce que c’est une ingérence politique.

 

Est-ce que les professeurs arrivent à mettre de la pression sur l’administration?

Bien, nous c’est difficile dans notre département parce que l’origine du conflit vient de collègues de notre département. Voyez, ce qui a lancé l’huile sur le feu, c’est la lettre publiée dans Le Devoir. Ça a créé beaucoup, beaucoup de tensions dans notre département. Il y en avait déjà des tensions, de l’intimidation et tout, mais là, ça… Même parmi les gens qui ont signé cette lettre, on ne leur avait pas tous dit qu’elle serait publiée dans Le Devoir. Ils se sont retrouvés avec leur nom dans Le Devoir, ils ont été un peu surpris… Donc, notre département est très tendu, déchiré, la vie n’est pas facile. D’autant plus que – je me permets de glisser un peu –, d’autant plus qu’avec l’arrivée de la nouvelle compagnie de sécurité, là on apprend des choses un peu troublantes. Par exemple, il y aurait deux cas d’agressions sexuelles sur des étudiantes, c’est-à-dire que certains en profitent pour faire des attouchements sur des étudiantes lorsqu’il y a de la bousculade et tout… Il y a des cas d’intimidation, ça c’est clair. C’est documenté. Moi, une de mes étudiantes est victime de profilage, d’intimidation, les agents de sécurité la connaissent par son nom, on lui a dit « ne va pas là, ne fais pas ça », alors ça c’est des cas typiques. Donc, et ça les collègues ne le savent pas, et quand on en parle ils sont aussi étonnés, ça les choque aussi beaucoup, ça a été discuté la dernière fois à notre réunion informelle entre professeurs et étudiants. Le cas des agressions sexuelles, il y a très peu de gens qui le savent. Et pourtant, c’est documenté. Il y a des étudiantes qui sont capables de dire « oui, moi ça m’est arrivé. » Alors, je ne sais pas quoi vous répondre en ce moment…

 

Ressentez-vous une intensification de la sécurité?

Vous dites! Une intensification… ils sont allé chercher des videurs de bars! La moyenne quand ça brasse, pas ceux que vous voyez aux entrées, quand ça brasse ils ont une couple de gars, 6’6’’, 285 ou 260 lbs., ils attendent l’autre bord des portes et ils attendent juste que ça brasse. Puis comme la loi canadienne a changé – vous le savez, maintenant il y a des arrestations citoyennes – et donc ils ont le droit d’arrêter. Eh oui, ils ont le droit d’arrêter des gens, et c’est ce qu’ils font. Et maintenant, ils ne font pas juste arrêter. Ils tiennent systématiquement des propos racistes, des propos sexistes, il y a des agressions sexuelles, ils humilient… il y a des humiliations qui sont faites entre eux, quand ils arrêtent quelqu’un, ils se mettent à plusieurs et humilient les étudiants – des étudiantes, plus souvent qu’autrement. Et il y a des coups qui se donnent. Jamais, jamais, jamais un étudiant a frappé un agent de sécurité. Jamais. Même pas poussé. Les étudiants se font pousser, ils se font mettre dans le mur, là de temps en temps ils mettent la main pour se protéger, mais il n’y a aucun étudiant qui a frappé un agent de sécurité. Parce qu’il va être en prison. La preuve, c’est qu’il y en a un qui est en prison parce qu’il a lancé des serpentins, je ne sais pas quoi… Donc voilà, c’est ça le climat en ce moment. Et c’est loin d’être réglé. Je vous le dis franchement : c’est loin d’être réglé, si ça se règle.

 

Et qu’est-ce que vous pensez du port du masque?

Bien moi je n’ai aucun souci avec le port du masque parce que nos étudiants sont judiciarisés. Et comment se fait-il que des agents de sécurité connaissent le nom des étudiants? L’une de mes étudiantes, quand l’agent l’a intercepté, il l’a nommé par son prénom et son nom de famille, lui a dit « ne fait pas ça ». Alors, de notre côté, il n’y en a pas de « peur »… Il y a quelques collègues qui ont peur pour rien, parce que jamais il n’y a eu des menaces, de l’intimidation verbale envers aucun professeur. J’ai assisté à des levées de cours : ils se sont installés devant, ils n’ont pas dit un mot. C’est un autre étudiant, non masqué qui a parlé. Il a simplement dit « madame, vous levez votre cours, sinon je ne bouge pas. » Elle a dit « je vais appeler la police. » Il a dit « je ne bouge pas. » Les étudiants dans la classe sont sortis. C’est tout. D’aucune façon l’étudiant masqué a dit un mot.

Les étudiants sont judiciarisés, ils sont passibles de peines criminelles… Dossier criminel, impossibilité de voyager, et tout, alors ils portent des masques. La question du masque, c’est un faux prétexte. Comme le dit un collègue, c’est un épiphénomène qui est sans intérêt et sans importance. Mais il faut se poser la question, parce qu’on le sait bien que c’est ce qui tourne dans les médias. On a eu cette discussion avec des étudiants et des collègues et on est deux à avoir dit qu’ils étaient judiciarisés. Quand est-ce qu’ils ont frappé quelqu’un, qu’est-ce qu’ils ont fait? Ils n’ont jamais frappé personne. Donc ça a été discuté, puis d’ailleurs moi j’insiste : jamais ces gens là ont fait quoi que ce soit qui pourrait être une intimidation verbale ou physique à qui que ce soit. Alors la question des masques, modérez vos transports.

 

À quel moment peut-on situer le changement dans le climat? Vous avez dit depuis le nouveau recteur. Est-ce que c’est aussi relié à ce qu’on a appelé la facultarisation, ou bien à d’autres changements qui ont eu lieu auparavant?

Pour moi, c’est sûr que la facultarisation n’aide pas, bien sûr, ça a changé un peu nos habitudes, nos pratiques à l’UQAM. Mais pour moi ce n’est pas là l’événement important. Je pense que c’est un tout : l’arrivée du nouveau gouvernement, le climat maintenant à propos de ceux qui exercent le pouvoir; ils l’exercent de plein droit, sans nécessairement avoir à discuter ou à débattre avec les autres. Or ce que ça fait dans un milieu comme le milieu universitaire, où la collégialité était un peu la norme, même si ça ne fonctionnait pas parfaitement, il y avait un peu cette norme là. Et ça, ça a brisé toute cette collégialité. Donc, le nouveau recteur qui est associé au gouvernement libéral qui veut mettre de l’ordre, qui veut que les choses se passent bien, le gouvernement conservateur qui change les lois qui fait que maintenant il faut que les choses se passent dans l’ordre, bien tout ça, puis la dérive sécuritaire – et ça aussi c’est un élément important, cette fameuse dérive sécuritaire. Maintenant, peu importe ce que tu fais, tu as l’impression que tu peux être accusé pour terrorisme… Bien évidemment, ça a jeté le système à terre, ça crée un climat d’insécurité, et les gens maintenant se trouvent dans l’obligation de se défendre et de se protéger. On est tous un peu dans cette situation-là de se protéger, de se défendre… Donc je dirais que c’est à la fois interne et externe.

Il y a un climat en ce moment, dans le cas des négociations, de tout ce qui est négociation, dans les syndicats, c’est extrêmement mal vu. Vous savez que le Sétue négocie, nous négocions, le syndicat des employés a négocié avec des nouvelles conventions qui étaient vraiment mauvaises pour eux, ça leur coûte plus cher, ils ont perdu des avantages, ils perdent des droits… Tu sais le climat, on parle aux secrétaires et c’est le même climat. Ils sont tous fâchés, la plupart sont fâchés : ils ont un contrat de travail, une convention collective, où ils perdent de l’argent. C’est-à-dire qu’ils doivent payer, pour ceux qui ont les plus hauts salaires, jusqu’à 800$ de plus pour leur fonds de retraite. Et pas d’augmentation de salaire, plus une augmentation de la charge. C’est ce climat là, je dirais, qui crée des tensions. Et, tu sais, les gens d’autorité, ils l’exercent leur autorité…

 

En termes de sortie de crise, vous disiez qu’il y a des tentatives de rapprochements, avez-vous senti des résultats?

Zéro résultat. Ça a commencé depuis longtemps, on a même fait une rencontre informelle entre professeurs pour se parler un peu, dire ce qui se passe… Zéro résultat. Il n’y a rien de changé. Mais on loue les efforts… Les étudiants ont fait des efforts, ils ont fait l’effort, mais ils ont été tout de suite instrumentalisés. On leur a enlevé l’agenda. Au départ, les étudiants avaient un agenda : ils voulaient rencontrer les professeurs, après ça la faculté. La faculté les a appelé, leur a dit « vous nous rencontrez d’abord, puis après ça vous rencontrez les professeurs. » Donc ils ont perdu même le contrôle de leur agenda. Et ça a été fait de façon autoritaire : ça n’a pas été de dire « oui, on aimerait ça… » Ils on dit : « la salle est réservée, vous rencontrez les gens de la faculté, et nous choisissons les gens que vous allez rencontrer. » Les étudiants avaient choisi des gens, qui étaient partout dans le département, peu importe la tendance, pour et contre… On leur a complètement enlevé l’agenda. Alors il ne se passe rien. Les étudiants sont découragés, tout le monde est découragé… Ils font quelque chose puis toute l’initiative, on leur enlève. Donc c’est pour ça que je vous dis : avec zéro résultat.

 

C’est comme une tentative de sape systématique, qui vient du haut…

H.Bosch, Die Hoelle, Ausschnitt - H.Bosch / Hell, Detail / Ptg./ C15/16th - J. Bosch / L'Enfer / DetailBien oui, c’est-à-dire qu’on veut contrôler tout ce qui vient. Ce dont les étudiants se plaignent souvent c’est l’instrumentalisation. Quand ils font une démarche, la première chose qu’on entend le lendemain, c’est le recteur qui dit « oui, on a rencontré les étudiants, puis les étudiants sont mécontents… » C’est pas ça du tout qui s’est passé. Quand ils ont rencontré le recteur, c’est pas que les étudiants étaient mécontents – des mécontents de la grève –, c’est pas ça, c’est des étudiants qui sont dans la grève! Mais ils veulent trouver, recréer des liens, essayer qu’on se parle, qu’on tienne un langage plus poli, qu’on arrête avec les masques… D’ailleurs, l’association étudiante a fait des démarches auprès des masqués en disant « attention », et maintenant, plusieurs l’ont enlevé, mais certains le gardent… Alors, tout ça… mais jamais, jamais on parle de ça. On ré-instrumentalise ça : « les bons étudiants font des démarches, viennent nous voir et se plaignent… » C’est pas vrai, c’est pas ça qui s’est passé. Alors, vous voyez, ils perdent l’agenda, ils perdent le contrôle de ce qu’ils veulent faire. Nous sommes plusieurs a leur avoir dit, puis ils sont fâchés, mais qu’est-ce que vous voulez qu’ils fassent? Eux ils disent « il faut faire quelque chose », ils le font, c’est très bien. Mais là on est plusieurs professeurs maintenant à vouloir débarquer de ça. Parce qu’on sent que c’est nous maintenant qui sommes instrumentalisés à travers ça. On entend « ouais, il y a des professeurs qui rencontrent… » Oui, mais ce n’est pas pour ce que vous dites. Alors moi, la dernière fois, j’ai dit : « pas sûr ». Puis une collègue a dit « pas sûre, je me demande ce que je viens faire ». Nous sommes restés. Mais… pas sûr qu’on va y aller une deuxième fois. Ça donne zéro.


Note

[1] Lawrence Olivier a écrit de nombreux livres, notamment Le savoir vain : Relativisme et désespérance politique (Liber, 1998), Contre l’espoir comme tâche politique. Suivi de Critique radicale : Essai d’impolitique (Liber, 2004), et Détruire : la logique de l’existence (Liber, 2008). Son dernier livre, Suicide et politique. La révolte est-elle honorable? est paru chez Liber en 2014.

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