Archives de Tag: Natasha Kanapé Fontaine

Définitions contemporaines de « littératures autochtones » au Québec: des littératures aux définitions multiples

Par Mélissa Major, Université McGill | cet article est disponible en format pdf

Résumé

Cet article porte sur la manière dont certains ouvrages et articles publiés au Québec depuis la fin des années 1980 caractérisent les littératures autochtones. Il tient compte de points de vue venant aussi bien d’Allochtones que d’Autochtones. Tenter de définir ce que sont les littératures autochtones n’est pas une mince tâche puisqu’on peut se questionner sur le moment de leur naissance, sur la langue qui leur est associée, sur ce qui les différencie des littératures euro-américaines, sur l’importance qu’a eu l’oralité dans leur développement, sur la définition du terme « autochtone », sur l’influence des cultures autochtones, sur les intentions de l’auteur ainsi que sur les rapports entre identité et altérité dans ces littératures. Ainsi, il existe plusieurs aspects qui peuvent définir ces littératures. De plus, on peut se demander si un ou plusieurs de ces aspects doivent être présents pour que l’on puisse parler de littératures autochtones, et si certains de ces aspects tendent à devenir de moins en moins importants avec le temps.

An Antane Kapesh (1926-2004), écrivaine innue

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Comment un processus de décolonisation de l’inconscient collectif peut s’inscrire dans une littérature innue en français?

Par Florence François, Université Concordia | cet article est disponible en format pdf

Résumé

« [L]a réconciliation est un long cheminement qui ne peut venir qu’après une forme de réparation, alors qu’un processus de décolonisation de l’inconscient collectif est en marche. » Natasha Kanapé Fontaine répond aux questions du journaliste Marc Cassivi dans le cadre d’une entrevue publiée dans La Presse le 30 avril 2016. Que représente le processus de décolonisation à une époque où ce terme s’inscrit dans le discours populaire? Cette auteure francophone de culture innue m’a donné envie de sonder la représentation de cette volonté de « décolonisation » dans la littérature autochtone francophone, plus spécifiquement dans l’œuvre de trois jeunes auteures innues : Naomi Fontaine, Natasha Kanapé Fontaine et Marie-Andrée Gill. En tentant de comprendre les manifestations du processus de décolonisation de l’inconscient collectif par la littérature, je dégage trois thématiques dans l’œuvre de ces trois auteures : les renégociations entre la langue française et les langues autochtones, la question du sujet et celle du territoire.

 

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