Archives de Tag: Trahir

Les 10 articles de Trahir les plus consultés en 2016

C’est le temps de la revue de l’année! Comme pour les années passées, on vous refait la liste des dix articles les plus consultés pendant l’année. Profitez-en pour lire ceux que vous avez manqués!

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Les 10 articles de Trahir les plus consultés en 2015

C’est le temps de la revue de l’année! Comme pour les années passées, on vous refait la liste des dix articles les plus consultés pendant l’année. Profitez-en pour lire ceux que vous avez manqués!

10. Entretien avec Benoît Peeters, biographe de Jacques Derrida, accordé à Jade Bourdages

9. « Entretien avec Charlie Flamand », jeune critique de théâtre, accordé à Simon Labrecque

8. « Lettre ouverte à nos collègues du doctorat en sémiologie de l’UQAM »

7. « Réplique au ministre François Blais », par Francis Dupuis-Déri

6. « De Je suis Charlie à Je suis 3143 : la grève étudiante de 2015 à partir de la pensée de Pier Paolo Pasolini », par Julie Paquette

5. « Les riches », par Dalie Giroux

4. « Lettre ouverte à Michèle Ouimet », par Jean-Christophe Jasmin

3. « L’Université de la société », par Gilles Gagné

1. et 2. Une lettre à Guy Laliberté et sa réplique

 

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Les 10 articles de Trahir les plus consultés en 2014

Comme pour les années passées, on vous fait la liste des articles les plus consultés pendant l’année 2014. Profitez-en pour lire ceux que vous avez manqués!

  1. Pluralisme et nationalisme: propos libres sur la situation politique et mentale au Québec, par Dalie Giroux
  2. Procès GAMMA: les poupées gigognes de la procédure, par René Lemieux
  3. L’appel de David Dulac est rejeté, par Simon Labrecque
  4. David Dulac autorisé à aller en Cour d’appel, par Simon Labrecque
  5. Le texte du jugement David Dulac c. Sa Majesté la reine
  6. Mes mobiles, revus, par Robert Hébert
  7. Légitimité linguistique dans l’évolution du français au Canada, par Caroline Mangerel
  8. La diversité des tactiques, ce n’est pas un slogan: quelques réflexions anarchistes, par Marie-Ève Bélanger
  9. La critique comme parole. Prélude à un entretien, par Blaise Guillotte
  10. Traduire et enseigner le lieu vide du savoir, par René Lemieux

 

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Les 10 articles de Trahir les plus lus en 2013

Comme pour l’an passé, on vous fait la liste des articles les plus lus pendant l’année 2013. Profitez-en pour lire ceux que vous avez manqués!

  1. Charlie et moi (n’allons plus) à la manif, par Marie-Ève Bélanger
  2. Pourquoi Beaudet fait de l’humour et Ygreck n’en fait pas: deux cas de caricature, par René Lemieux
  3. Pourquoi je manifeste malgré les coups de matraque, par Florence Godmaire-Duhaime
  4. La grève du zèle du SPVM, par Jean-François Marquis
  5. Je suis allé voir ma psy, par David Chabot
  6. Réponses aux trois questions sur le harcèlement, par Véronique Robert
  7. Qu’est-ce qu’une valeur?, par Simon Labrecque
  8. Verdict du procès Dulac: coupable de menaces, par Simon Labrecque
  9. Pourquoi Félix Guattari est-il nécessaire en 2013?, par Liane Mozère
  10. La société contre-attaque, par Blaise Guillotte

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Usage des mots-clés reliés à la grève étudiante sur Trahir: méta-analyse objectivée d’un métadiscours subjectif

Par René Lemieux | Université du Québec à Montréal

Le blog de Trahir fêtera le 1er mars son premier anniversaire. La revue, fondé en 2008 qui a commencé à publier des textes sur le Web en janvier 2010, en était à sa quatrième année de publication lorsqu’elle a décidé de se donner un blog pour faciliter les échanges avec son public. Même s’il n’avait pas été conçu pour la grève étudiante, les premiers mois de son activité ont été presque entièrement occupés à publier les textes qui porteront sur la grève.

J’ai été le responsable de la mise en ligne des textes, et c’est à ce titre que je voudrais participer au dossier « penser en grève ». Ce « titre » est celui d’une certaine subjectivité, celle qui a le rôle de catégoriser les textes à publier en leur apposant des « mots-clés » (ou tags) qui permettront à la fois un archivage efficace pour le curateur et une recherche rapide pour le lecteur. Afin de répondre à la question formulée par le dossier, à savoir qu’est-ce que c’est, penser en grève?, je tenterai d’examiner l’hypothèse suivante : les enjeux de la grève étudiante ne furent pas les mêmes au début et à la fin – ce qui relève d’une évidence –, mais plus encore, que ce que nous avons pu concevoir comme ce qu’était la « grève » est historiquement déterminé. C’est dire : 1) que le concept de ce qu’était objectivement la grève ne s’est pas formé dès le premier jour, 2) que les catégories permettant de comprendre la grève ont pris du temps à se former, et 3) que faire le bilan de la grève – ou penser en grève –, c’est d’abord revenir à la conscience qu’on en avait au moment où on la vivait.

Afin de démontrer ces trois propositions, je propose de revoir diachroniquement l’utilisation des « mots-clés » sur le blog de la revue Trahir durant la grève étudiante. Comme j’ai été le principal responsable de la mise en ligne des textes sur le blog, je sais qu’aucun travail d’uniformisation des mots-clés n’a été entrepris depuis (par manque de temps, disons…), ainsi donc, les données sont suffisamment objectives, même s’il s’agit de l’objectivation d’une subjectivité (celle, en l’occurrence, du responsable du blog, c’est-à-dire la mienne).

D’abord, quelques données statistiques sur les billets concernant la grève (la mesure de la « variable indépendante », le temps, est découpé selon les mois, chaque mois est divisé du 1er au 15, et du 16 à la fin du mois).

Graphique 1

Graphique 1

Dans le graphique ci-dessus, on constate qu’une grande partie de ces textes ont été publiés entre les mois de mars et juin 2012. Au début mai 2012, 50% des 80 textes qui seront publiés durant l’année 2012, relatifs à la grève, avait déjà été publié. À la fin juin, c’est 90% des textes qui seront publiés – je m’intéresserais donc aux 73 textes relatifs à la grève publiés entre le 1er mars et le 30 juin 2012.

Voici un deuxième graphique qui montre l’ampleur des textes sur la grève étudiante entre mars et juin :

Graphique 2

Graphique 2

On constate qu’au moins la grande majorité des textes portaient sur la grève, jusqu’à 100% au plus fort (de quoi? on le verra bientôt).

Le premier texte publié sur la « grève étudiante » (par Marie-Ève Bélanger) donne le ton à la série des mots-clés utilisés sur Trahir. Il s’agit du premier texte à utiliser « hausse des droits de scolarité » et « politique de l’université » (ce deuxième mot-clé faisait référence à une vieille thématique de Trahir qui n’a jamais vraiment abouti, mais qui était la question principielle du projet de Trahir à ses débuts, dès 2008). Des 16 textes publiés au mois de mars, plus de la moitié avait un rapport à la grève.

La deuxième moitié du mois de mars, on verra une première série de photos de manifestation (et le premier « portfolio » sur Trahir, par Mathieu Gagnon, pour la manifestation du 22 mars), et on lira le texte le plus lu sur Trahir jusqu’à ce jour, par Olivier Roy. Un troisième mot-clé « métacatégoriel » sera utilisé pendant le mois de mars, « université », tout simplement.

Dans la première moitié du mois d’avril, un nouveau mot-clé apparaît : « judiciarisation » et « endettement », et on commence à s’intéresser aux médiasà Twitter et à Richard Martineau – il est la première « personnalité » associée à la grève à être mentionnée par un mot-clé (ce n’était toutefois pas la première référence à Martineau, il avait déjà été mentionné auparavant –, aux sophismes et à la rhétorique. On y verra aussi le débat épique entre Frédéric Mercure-Jolette et Éric Martin sur la gauche, et la première pétition partagée sur Trahir. Les mots-clés « droite » et « fascisme » feront aussi leur apparition dans une lettre de Martin Parrot adressée au journal Le Soleil.

La deuxième moitié du mois d’avril voit apparaître les mots-clés « démocratie »« mobilisation internationale » (avec une série de photos de Belgique), mais aussi « violence » (qui sera de plus en plus utilisé, surtout pendant le mois de mai) et « brutalité policière » avec l’« événement » du Plan Nord. À cet égard, il est intéressant de constater la personnification et l’événementialisation accrues de la grève (qu’on peut repérer à l’usage des majuscules dans les mots-clés). Au total, huit personnalités seront mentionnées en mots-clés, en ordre d’apparition après Richard Martineau : Gabriel Nadeau-Dubois et Jean Charest (fin avril), Alain Dubuc et Maxence Valade (début mai), Anarchopanda et Éric Martin (fin mai), et Christine Saint-Pierre (début juin); et quatre événements majeurs : le Plan Nord en avril, Victoriaville et la Loi spéciale 78 en mai, et finalement le Grand Prix en juin. Voici un graphique récapitulatif de cette tendance, en comparant les textes portant sur la grève comportant dans ses mots-clés une personnalité et/ou un événement et ceux qui n’en avaient pas :

Graphique 3

Graphique 3

Ce graphique montre qu’à partir de mai 2012, les textes s’intéresseront majoritairement à des personnes, mais surtout à des événements marquant. « Victoriaville » est à cet égard un moment charnière de la grève étudiante.

Le début du mois de mai sera de loin le plus occupé, notamment avec les textes sur la manifestation à Victoriaville. C’est aussi la première fois qu’on voit un genre nouveau de textes, les témoignages et les récits (alors qu’auparavant, il s’agissait majoritairement de lettres d’opinion et de lettres ouvertes). On voit aussi apparaître les mots-clés « infantilisation », « désobéissance civile », mais surtout ce « méta »-mot-clé : « grève étudiante ». Durant les mois de mars et d’avril, on parlait encore de « hausse des droits de scolarité » ou même d’« université », à partir de mai, on parlera métadiscurssivement de « grève étudiante » :

Graphique 4

Graphique 4

Qu’est-ce que ça veut dire? Eh bien, que le syntagme « grève étudiante » compris comme formule métadiscursive n’est pas apparue dès le début de la grève. Au départ, l’enjeu premier de la grève étudiante était la hausse des droits de scolarité ou encore le financement des universités, mais à partir de mai, l’enjeu de la grève, c’est la « grève ». Ça ne signifie pas que la grève n’était pas énoncée avant mai – bien évidemment –, mais c’est à ce moment qu’elle porte en elle la nécessité de parler d’elle-même. Autrement dit, je suggérerais que c’est à partir de ce moment qu’il y a volonté d’archiver la grève, qu’on sent qu’elle ne pourra pas durer. Et en effet, c’est à ce moment-là que des initiatives d’archivage ont lieu, par exemple ses images, dans une multitude de blogs.

La fin du mois de mai verra de nouveau mots-clés souvent reliés à la violence et à la Loi spéciale 78, comme « État », « résistance », « casseroles », « dictature ». Avec le grand événement du mois de juin, le Grand Prix, on pourra voir apparaître « merde », « manufestation » (notamment avec le portfolio le plus consulté sur Trahir, de Mathieu Gagnon), et « carré rouge » pour la première fois avec une lettre collective dénonçant Christine Saint-Pierre.

Au-delà de la simple constatation d’une subjectivité qui tente de proposer un classement à une multiplicité qui n’était pas toujours cohérente, il est intéressant de constater qu’il se forme des liens souvent inconscients entre des séries de méta-termes qui se voulaient classificatoires (donc neutres). Par exemple, il est fascinant que « fascisme » précède « démocratie », et que « État » suit de peu « violence ». Il y a aussi des effets du hasard qui prennent après coup le sens d’une nécessité, par exemple, le seul poème relié à la grève étudiante sera publié au même moment où la violence devient un enjeu dans les textes publiés, ce qui n’est peut-être pas si anodin.

En relisant les 80 textes de la grève, je me suis rendu compte qu’à aucun moment j’ai pensé ajouter – pour ne donner qu’un exemple – le mot-clé « gratuité scolaire », expression qui a pourtant été énoncée à quelques reprises dans les textes sur la grève. Comment se fait-il que je n’ai pas été conscient de sa présence? Est-ce là un effet subjectif du discours dont je serais le seul responsable? Certes, peut-être n’ai-je pas été assez attentif au discours, mais qu’est-ce qu’un discours – c’est-à-dire ce lieu où peut avoir lieu une parole –, sinon justement un effet de subjectivité qui se montre objectivement. Toute parole nécessite des conditions de possibilités – sociales, politiques, etc. – qui lui permettent non seulement d’être énoncée, mais d’être entendue. Le mot-clé catégorisant est, je pense, le reflet de ce que je pouvais écouter structurellement lors de la grève, et je n’ai probablement pas été le seul dans cette situation. On parlait de la grève étudiante depuis le début, mais l’écoutait-on? Est-ce si étonnant, en ce début de la deuxième journée du Sommet sur l’enseignement supérieur du ministre Pierre Duchesne, que la « gratuité scolaire » devienne un de ces énoncés qui se font de plus en plus phoniques, désormais rendus articulables dans la structure du discours?

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Les 10 articles de Trahir les plus lus en 2012

Voici la liste des articles les plus lus pendant l’année 2012. Profitez-en pour lire (ou relire) ceux que vous avez manqués!

  1. Lettre aux étudiant-e-s québécois-es, par Olivier Roy
  2. Témoignage sur la brutalité policière lors de la manifestation nocturne du 20 mai 2012, par Xi Sophie Zhang
  3. Lettre ouverte à la rédaction du journal Le Soleil, à propos d’une lettre d’opinion de Bernard Guay, par Martin Parrot
  4. Les sondages d’opinion auront-ils raison du mouvement de grève étudiante? par Benoit Décary-Secours
  5. Pourquoi Beaudet fait de l’humour et Ygreck n’en fait pas: deux cas de caricature, par René Lemieux
  6. Portfolio: la manufestation du 7 juin 2012 vue par Mathieu Gagnon
  7. La dérive, par Joan Sénéchal
  8. Étudiant blessé gravement: la responsabilité collective et l’orgueil du souverain, par Frédéric Mercure-Jolette
  9. Brève traductologique sur le caractère parodique de la grève étudiante, du “printemps érable” aux manifestations de casseroles, par René Lemieux
  10. Inventorier une première réception: autour du livre Les Nouveaux Visages du nationalisme conservateur au Québec, texte collectif initié par Cornelias Qumbe

Les syntagmes les plus recherchés en 2012 ayant menés au site de Trahir

  1. « manufestation » (2365 fois)
  2. « manufestation 7 juin » (258 fois)
  3. « manifestation nue 7 juin » (111 fois)
  4. « manifestation nu 7 juin » (102 fois)
  5. « caricature gabriel nadeau dubois » presque ex æquo avec « anarchopanda » (86 et 85 fois)

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Lancement du livre Usages d’un monde de Robert Hébert

Usages d'un monde - page couverture

Page couverture d’Usages d’un monde

Lancement (événement Facebook) du livre Usages d’un monde, de Robert Hébert, disponible gratuitement en ligne en format pdf.

  • Mardi 21 février 2012, à 17 heures
  • Au Café-bar de la Cinémathèque, 335 boulevard De Maisonneuve Est, Montréal, métro Berri-UQAM (sortie De Maisonneuve)

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