Archives de Catégorie: Appel à contributions

Que peut-on attendre des États généraux sur l’éducation?

Dans la continuité de l’appel de textes sur « La politique de l’université », le blog de la revue Trahir veut savoir ce que ses lecteurs pensent des États généraux sur l’éducation – présenté comme un « forum » – du gouvernement Marois. La grève étudiante n’a certainement pas épuisé toutes les questions sur l’enseignement supérieur que ses acteurs se posent depuis de nombreuses années. C’est peut-être exactement l’inverse qui s’est produit: toutes les questions sur l’institution se sont résumées à celles sur son financement, et une dichotomie s’est construite entre d’une part les « étudiants » et de l’autre les « contribuables », ce qui a eu pour effet d’empêcher une véritable problématisation de l’éducation supérieure au Québec.

Nous voudrions, avec nos lecteurs, entamer un dialogue sur ce qui, jusqu’à maintenant, est resté ignoré, tant du côté du gouvernement que des associations étudiantes. Quels devrait être les enjeux discutés lors des États généraux? Quels intervenants devraient y être invités? Peut-on être optimiste sur ce nouveau lieu de débat? Ce lieu saura-t-il être adéquat pour tenir ce dialogue? Devrait-on penser à investir d’autres lieux? Allons-nous y perdre notre temps?

Toute contribution (entre 400 et 1500 mots) sera évaluée par notre comité de lecture. Contactez-nous!

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Appel à témoignages: Victoriaville, 4 mai 2012

Si vous avez participé à la manifestation de Victoriaville, envoyez-nous vos témoignages des événements – sous toutes les formes: récits, dessins, photos, vidéos, poèmes, etc.

N’hésitez pas à passer le mot pour que l’on puisse recueillir le plus de témoignages possibles.

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Politique de l’université: le problème de l’institution en question

Le jeudi 8 mai 2008 avait lieu le premier colloque off-Acfas « Politique de l’université » en marge du 76e Congrès de l’Acfas, dans le sous-sol d’un pub irlandais de la haute-ville de Québec. À cette occasion, quatre chercheurs en science politique avaient présenté des communications : Blaise Guillotte, Tina Lafrance, René Lemieux et Éric Martin. Cet événement est, en grande partie, le point de départ de l’aventure de la revue Trahir. L’esprit dans lequel le colloque avait été organisé perdure et les problèmes que nous voyions alors avec le système universitaire ne se sont pas épuisés.

La revue Trahir a depuis republié un appel à des états généraux sur l’université par Normand Baillargeon et Jacques Pelletier, des entretiens avec Normand Baillargeon, Lawrence Olivier et Serge Cardinal, et une correspondance sur la question de l’institution entre Dalie Giroux et Gilles Labelle. Le débat très actuel sur la hausse des droits de scolarité vient remettre à l’avant-scène certains dysfonctionnements de l’université et nous force à rouvrir cette question de la « politique de l’université », d’abord pour réfléchir à cette question cruciale, mais encore pour penser, plus largement, le rôle, la fonction et les finalités d’une institution comme l’université pour notre société. Nous invitons donc les lecteurs de Trahir à s’exprimer sur cette question dans de courts textes – entre 400 et 1200 mots – afin d’exprimer leurs idées, leur situation quant à cette question, et plus amplement leurs propres rapports face à l’institution en général. Sans nécessairement se restreindre à la « science politique », les auteurs n’échapperont pas à être politiques pour l’occasion.

Texte original du colloque « Politique de l’université »

Problématique

Si la science politique se targue d’être la discipline qui peut analyser rationnellement les phénomènes politiques en société, elle retourne rarement ses propres outils conceptuels pour observer les phénomènes politiques auxquels elle contribue en tant que discipline universitaire, pour s’observer elle-même en tant que fait politique. Ainsi la problématique de départ peut être résumée par ces mots de Michel Foucault que l’on retrouve dans L’ordre du discours : « La discipline est un principe de contrôle de la production du discours. Elle lui fixe des limites par le jeu d’une identité qui a la forme d’une réactualisation permanente des règles. »

Le présent colloque se voudra la continuation de l’Espace de pensée politique contemporaine organisé au printemps 2007 à l’Université du Québec à Montréal. Il vise à répondre à trois problématiques qui y avaient été soulevés, en rapport avec la politique de l’université : 1) Quel est le mode de fonctionnement de l’université aujourd’hui, quels sont les obligations reliés à cette institution? 2) Quel est le statut de la science politique et comment peut-elle prétendre à un regard particulier sur la situation de l’université? 3) Quels sont les conditions politiques de l’énonciation d’une critique de l’université?

Thèmes et questionnements sur la problématique

  1. Quelle est la politique du fonctionnement de l’université? Comment s’inscrit-elle dans la division du travail, la concurrence de l’économie du savoir, le système éducatif en général? Quels sont ses demandes en termes de productivité et de compétitivité? Quels rapports à l’écriture et à la pensée sont possibles dans ce système?
  2. En réponse au premier thème et à la problématique du colloque : La science politique en tant que discipline ne vit-elle pas dans un énorme fantasme où elle ne peut voir que du politique, même lorsqu’elle s’observe? Comment la science politique peut-elle ne pas tomber dans ce piège? Est-il pertinent pour la science politique de prétendre avoir un regard particulier sur le phénomène politique, lorsque le phénomène l’affecte?
  3. Quel est le rapport entre la discipline et son extériorité? Ou encore, épistémologiquement, quelles sont les conditions politiques d’énonciation de la critique que propose le présent colloque?

Affiche originale du colloque « Politique de l’université » qui n’avait pas été retenu par l’Acfas officiel. Elle se présente donc comme le palimpseste constitué par la lettre de refus de l’Acfas où les raisons évoquées ont été surlignées en jaune. Sur cette première couche a été ajoutée les informations sur le colloque, notamment avec les titres des présentations qui se substituent ainsi au refus.

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Kony 2012: généalogie d’un phénomène Internet

Il est peu probable que vous n’ayez pas entendu parler du film Kony 2012, ou même que vous ne l’ayez pas visionné. Phénomène médiatique extraordinaire, ce film qui veut faire la promotion d’un organisme de charité a été, en quelques jours, sans doute le film dont la vitesse de diffusion a été la plus rapide (près de 70 millions pour YouTube,  16 millions pour Vimeo). Qui l’aura vu en aura laissé une larme devant l’horreur de la vie des enfants en Ouganda, pour ensuite en apprendre les critiques, virulentes, contre ce que certains verront comme un marchandage de la souffrance humaine. Plusieurs ont pu se sentir trahi par cette vidéo, peut-être trop vite partagée.

La saturation de ce qu’on a pu en dire est arrivée, elle aussi, extrêmement rapidement – et il n’est pas présomptueux de pouvoir parler ici d’une « généalogie » du phénomène, même après un si court laps de temps. En quelques jours, tout a été dit (ou presque) sur la vidéo. Et pourtant, ce qui ne cesse pas, ce sont les mèmes Internet qui ont été créés à la fois comme critique et parodie de l’attention médiatique demandée par les créateurs de la vidéo dont le travail, au niveau de la communication, a été (trop) bien ficelé. Le blog de Trahir se questionne sur ce phénomène unique de la dromographie numérique où la parodie, dans quelques cas, aura précédée l’original à parodier. Ou pour le dire autrement : on voudrait savoir comment se sent-on quand on se sent trahi?

Les contributions courtes (entre 400 et 1200 mots) sont les bienvenues : info@revuetrahir.net

Aucune date limite.

Liste (non exhaustive) de liens sur le sujet

Nous avons choisi cette photo pour représenter la thématique car elle cristallise à elle seule la critique à l’encontre de Invisible Children. Paradoxalement, elle fut choisie par les créateurs de la vidéo pour illustrer leur réponse aux critiques.

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Qu’est-ce qu’un « postmoderne »? Trahir veut savoir!

Le blog de la revue Trahir veut savoir ce que signifie être ou se dire « postmoderne », ou encore d’appeler par ce nom une idée ou un penseur. Quelle est l’origine du « postmoderne »? Quelles sont ses idées? Que défend-il? Comment se reproduit-il? Que fait-il de ses journées? Et surtout : est-il dangereux?

Les contributions courtes (entre 400 et 1200 mots) sont les bienvenues : info@revuetrahir.net

Aucune date limite.

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Retraverser vainqueur l’Achéron: Deleuze, Guattari et les artistes

Transmission et appropriation perceptuelles des concepts philosophiques deleuzo-guattariens dans le milieu artistique

Le philosophe, le savant, l’artiste semblent revenir du pays des morts.

Gilles Deleuze et Félix Guattari, Qu’est-ce que la philosophie ?

Le présent appel à contributions provient de deux sources. La première a trait à un travail depuis longtemps engagé à la Revue Trahir, à savoir l’intérêt pour la réception et la traduction de Gilles Deleuze et de Félix Guattari, qui sont, du point de vue philosophique et sociologique, exemplaires, du fait de leur amplification considérable ces dernières années. On sait par exemple que Deleuze est l’auteur dont les livres sont les plus piratés dans le monde éditorial francophone – ce qui n’est pas peu dire sur l’étendue quantitative de la réception de sa philosophie, mais aussi sur sa nature. La deuxième source de cet appel provient de la philosophie même de Gilles Deleuze et de Félix Guattari qui définissent – mais aussi distinguent – trois manières d’affronter le chaos, respectivement chez les philosophes, les scientifiques et les artistes : tracer un plan d’immanence, tracer un plan de coordonnées ou tracer un plan de composition. Or qu’en est-il d’un art qui prétend tracer un plan de composition à partir de la pensée, ou avec la pensée d’un philosophe, et celle de Gilles Deleuze et Félix Guattari en particulier ? Dans Qu’est-ce que la philosophie ?, Deleuze et Guattari disaient pourtant que « les trois pensées se croisent, s’entrelacent, mais sans synthèse ni identification. » Comment alors penser, du point de vue de la philosophie, les nombreux artistes qui prétendent faire de l’art à partir de la philosophie de Gilles Deleuze et Félix Guattari – et ici, nous prenons la prétention d’abord au sens philosophique, à savoir l’introduction à l’agora d’une agonistique qui lui est propre et qui déterminera la philosophie depuis Platon ?

Trop souvent, cette prétention artistique qui vient directement mettre en question la vérité du concept est regardée avec condescendance par les spécialistes de Deleuze et Guattari, qui verraient là un abâtardissement de la philosophie, devenue symptôme d’une nouvelle prétention, cette fois au sens commun. En ce sens, les philosophes universitaires autorisés (parfois par Deleuze et Guattari, eux-mêmes) peuvent se permettre de refuser crûment tout dialogue avec ces artistes. Et d’un certain point de vue, n’y aurait-il pas dans ces œuvres d’art le risque de « reconduire à l’opinion » les percepts ou « de précipiter dans le chaos » l’art ?

La Revue Trahir s’intéressera particulièrement à des enquêtes sur ce qui se passe en art quand celle-ci aborde (au sens de la piraterie) la philosophie de Gilles Deleuze et de Félix Guattari – dans les termes des auteurs : les stratégies utilisées pour former un plan de composition à partir des concepts, une transmission et une appropriation perceptuelles des concepts philosophiques –, et, réflexivement, sur la possibilité même de la philosophie à penser ces stratégies artistiques, c’est-à-dire à retracer un plan d’immanence de ces transmissions et appropriations, qui ne peut faire l’économie d’une réflexion sur la rétro-réception philosophique de ce « revenir des morts » particuliers des artistes, et ce, 1) en laissant la parole à ces artistes, 2) par des entretiens avec ces artistes accordés à des philosophes, ou encore, 3) par des contributions sur cette relation particulière de la philosophie et de l’art où ce dernier se met en scène dans le lieu même du discours philosophique. En somme, on invite la communauté des lecteurs de Deleuze et de Guattari à retraverser vainqueur, par un détour artistique, l’Achéron.

Date limite : 1er mai 2012. Les textes commenceront à être publiés à partir du mois de janvier 2012.

Cet appel est aussi disponible en format pdf.

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Derrida et l’Amérique: une traduction im-possible?

My life in the States is just a small part in my life.

Jacques Derrida, dans une scène retirée du film Derrida de Kirby Dick et Amy Ziering Kofman

Jacques Derrida semble avoir toujours eu une relation singulière avec l’Amérique. Une grande partie de son travail intellectuel s’est faite aux États-Unis – de la fameuse conférence à l’Université Johns Hopkins en 1966 à ses séminaires à UC Irvine. De même, plusieurs des grands interprètes de Derrida se trouvent aux États-Unis, formant à la limite toute une « École déconstructionniste ». Et finalement, plusieurs grandes polémiques typiquement américaines ont franchit les océans pour se disséminer ailleurs : de la critique sur l’« obscurantisme terroriste » provenant soi-disant de Foucault, mais perpétrée par Searle, à la discussion sur la fin de l’histoire (contre Fukuyama, dans Spectres de Marx), en passant par l’accusation de nihilisme (avec le débat sur Paul de Man).

Pourtant, Derrida a plusieurs fois exprimé son malaise face à l’ « américanisation » de sa pensée, de manière exemplaire dans le texte « Descontruction : The Im‑possible » (dans Lotringer et Cohen, French Theory in America, 2001) où il affirme devoir y « tirer un trait », ou encore dans le film Derrida de Kirby Dick et Amy Ziering Kofman (2002) – plus précisément dans une deleted scene – où, parlant des intentions des réalisateurs, Derrida mentionne qu’elles forcent l’importance de l’Amérique pour sa pensée : ce film, dit-il dans cette scène coupée au montage, est d’abord un film américain.

Le présent appel de textes s’intéressera à cet aspect « im‑possible » de l’américanité de Derrida, avec pour problématique centrale ce rapport ontologique entre impossibilité et nécessité dans la traduction – et ici, traduction est pris au sens large d’une transposition entre deux systèmes sémiotiques. Pour paraphraser la Genèse de Chouraqui que citait Derrida dans « Des tours de Babel » (Psyché, 1987), la déconstruction-Babel devient-elle, à l’instar de Babel-Confusion, ce lieu où se confondent nom commun et nom propre, lieu de toutes les traductions et de l’universalité espérée par toutes les « lèvres » – Déconstruction-Confusion – et en même temps celui-là même qui est appelé à être à son tour déconstruit, pour (re‑)devenir le lieu de l’im‑possible traduction ? Nom commun confondu pour un nom propre, ou vice-versa : faudrait-il penser que dans l’incertitude, le trait d’union faisant office de supplément au transport, il tire un trait, et renverse toute duplicité du nom propre intraduisible en appelant, encore et toujours, à la nécessaire traduction ?

Les contributions sur la réception et la traduction de Derrida en Amérique sont les bienvenues, particulièrement de la part des acteurs de cette traduction en anglais, en espagnol, en portugais. Sont aussi encouragées les contributions visant une théorie de la réception par le biais du phénomène de la « déconstruction », ainsi que celles prenant Derrida pour prétexte afin de penser l’Amérique, ou les relations entre les grands corps américain et européen. Nous espérons développer, par-delà le jugement de Derrida sur sa propre vie américaine, une image de la contemporanéité de l’Amérique.

Date limite pour l’envoi d’un article : 1er septembre 2011.

Cet appel est aussi disponible en format pdf.

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